Migrants d’Afrique Subsaharienne et vih : plus d’un tiers des infections ont lieu après l’arrivée en france

Une part importante (entre 35 % et 49 %) de migrants d’Afrique subsaharienne séropositifs pour le VIH et résidant en Ile-de-France ont été infectés après leur arrivée en France. Tel est le résultat principal de l’étude ANRS PARCOURS, coordonnée par Annabel Desgrées du Loû (Institut de recherche pour le développement/IRD) et financée par l’ANRS (France REcherche Nord&sud Sida-hiv Hépatites). Ces résultats ont fait l’objet de publications dans les revues Eurosurveillance et AIDS, et viennent de paraître dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du 1er décembre.

VIH en Île-de-France: Des territoires et des populations très inégalement touchés

Les chiffres de l’affection de longue durée (ALD) pour le VIH soulignent nettement l’existence de deux épidémies concentrées et différentes en Île-de-France. Une parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH) et l’autre parmi les personnes originaires de zones à forte endémie.

Une incidence toujours forte chez les HSH

L’incidence de l’infection à VIH est le nombre de personnes nouvellement contaminées une année donnée, qu’elles aient été diagnostiquées ou non. Elle était estimée à 7000 personnes en 2008, et 48% contaminations avaient eu lieu parmi les HSH, avec plus de 3000 personnes concernées. Un chiffre qui serait en augmentation ces dernières années.

Pleins feux sur l’épidémie VIH en Guyane

A l’occasion de la sortie du livre «Connaissances, attitudes, croyances et comportements (KABP) face au VIH/sida et à d’autres risques sexuels aux Antilles et en Guyane» et de la tenue pour la première fois d’un atelier de recherches sur le VIH et les hépatites en Guyane, l’ANRS consacre sur son site Internet un dossier spécial à l’épidémie du VIH en Guyane

Moins de morts du sida en 2013: Vers la fin de l’épidémie?

Selon les derniers chiffres de l’Onusida, 1,5 million de personnes sont mortes l’année passée à cause du VIH, soit près de 12% de moins qu’en 2012. Une très bonne nouvelle, qu’il faut accueillir pour la réussite qu’elle représente, mais qui ne doit pas faire oublier l’ampleur de ce qui reste à accomplir. 

Surveiller la transmission du VIH sur Twitter

Un article de Young et collègues relate une étude de faisabilité de l’utilisation de données issues du réseau social Twitter pour explorer les comportements à risque sexuel et d’utilisation de drogues impliqués dans la transmission du VIH. L’objectif final de l’article est de déterminer si la mesure en temps réel des conversations de Twitter peut faciliter la surveillance de la transmission du VIH.

Comment rendre plus lisibles les résultats des études de modélisation ?

Les études de modélisation ont pris une importance réelle dans l’articulation des stratégies de prévention du VIH. Pourtant, on reproche souvent à ce type d’exercice d’être très sensible aux hypothèses retenues ou encore à l’architecture choisie par les auteurs pour leur modèle. Cela peut contribuer à susciter un certain scepticisme par rapport à leurs résultats. Différents articles viennent récemment de proposer des façons innovantes de présenter des résultats issus de la modélisation et d’en rendre ainsi les conclusions plus robustes.

Découverte du VIH: L’histoire du ganglion de «BRU»

1) D’abord la date: Pour incroyable que cela puisse paraître, plusieurs versions circulent : pour certains majoritaires, et non des moindres, tout s’est passé le lundi 3 janvier 1983, c’est le cas de la lecture devant le comité Nobel de Luc Montagnier, le 8 décembre 2008 de Jean-Claude Chermann dans plusieurs entretiens, de L’histoire du Sida de Mirco Gremek et aussi, page 50 du livre récit de Bernard Seytre. Mais que se passait-il d’autre le 3 janvier 1983? En dehors de ce qui figure ici, issu probablement de la tête féconde des différents intervenants Willy Rozenbaum, Françoise Brun-Vézinet, Christine Rouzioux et les pastoriens? Avaient-ils seulement conscience qu’ils allaient influencer l’histoire? Impossible de le vérifier aujourd’hui. Le 3 janvier 83, Time consacrait sa couverture à l’ordinateur, La France dotée d’une loi sur la protection de l’épargne et Sheila chantait Glori Gloria à l’Académie des 9! Dans la thès

« Nous pouvons mettre fin à l’épidémie, si nous sommes tous ensemble ! »

La Conférence de Washington a été, au-delà de ses enjeux évidents –scientifiques, publics, sociétaux–, l’occasion de mettre en valeur la passation de pouvoir au sein de l’International AIDS Society (IAS), avec le discours plénier de sa nouvelle présidente, Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine. En voici une retranscription. 

Les mots pour le dire

Les conférences internationales sur le sida ont souvent tendance à partir en fanfare avant d’être tempérées au fil de leur déroulement, notamment lorsque l’on passe des proclamations et déclarations d’intention à l’analyse de ce qui se passe sur le terrain. La 19e conférence internationale sur le sida à Washington (22-27 juillet 2012) s’est ainsi ouverte sous un double signe, dans les deux cas, triomphaliste : l’Amérique est de retour comme leader mondial de la lutte contre le VIH, et la fin du sida est une perspective crédible.