Ebola Bundibugyo : les vaccins existants induisent une réponse en anticorps croisée, selon une étude française

Peut-on compter sur les vaccins déjà homologués contre le virus Ebola Zaïre pour freiner l’épidémie de souche Bundibugyo qui frappe la République démocratique du Congo et l’Ouganda ? Une étude menée par le Vaccine Research Institute (Inserm/Université de Bordeaux) et publiée le 22 juillet dans le New England Journal of Medicine apporte un premier élément de réponse : les sérums de participants vaccinés contre la souche Zaïre contiennent bien des anticorps qui reconnaissent la souche Bundibugyo, même si la réponse est plus faible que celle dirigée contre la cible originelle.

Hantavirus : une zoonose virale transmise par les rongeurs

Les hantavirus sont des virus zoonotiques présents sur tous les continents, dont les principaux réservoirs sont de petits mammifères, surtout des rongeurs sauvages. Chez l’être humain, ils peuvent provoquer deux types d’atteintes : la fièvre hémorragique avec syndrome rénal avec les hantavirus dits de l’Ancien Monde, et des syndromes cardiopulmonaires avec les souches dites du nouveau Monde à fort taux de mortalité. Leur large distribution géographique, leur origine zoonotique et leur potentiel épidémique justifient une surveillance étroite. La transmission interhumaine reste exceptionnelle.

Comment s’organise la réponse scientifique à Ebola grâce au CORC, dans un monde fragmenté

Le choix de confier à l’OMS le pilotage d’un réseau permanent de recherche sur Ebola et Marburg, coordonné par l’ANRS Maladies infectieuses émergentes, marque un tournant plus profond qu’il n’y paraît. À travers le CORC filovirus, l’objectif est de structurer une réponse scientifique plus réactive, plus cohérente et moins dépendante d’un cercle restreint d’acteurs, alors même que le cadre de coopération internationale se fragilise.

Rougeole : la baisse de la vaccination fait craindre la multiplication des flambées épidémiques

Les épidémies de rougeole observées ces deux dernières années, notamment dans les pays riches comme le Canada, l’Angleterre ou les États-Unis, pourraient mettre un coup d’arrêt voire inverser les progrès obtenus depuis 2000 en matière d’élimination de la rougeole. La situation décrite par l’OMS en novembre 2025 et les dernières données américaines datant de février 2026 ont en effet de quoi inquiéter.

Virus Nipah : un virus complexe

Un nouveau cluster de cas d’infections au virus Nipah a été signalé dans une région de l’Inde, où cet agent pathogène sévit de manière sporadique mais récurrente depuis les années 1990. De quelle maladie parle-t-on exactement ? Quelles mesures ont été prises pour contenir une potentielle épidémie ? Que doit-on craindre dans les autres pays du globe ? Une étude indienne fait le point dans le Journal of Advances in Biology & Biotechnology (1) et plusieurs experts réagissent (2,3).