Vieillir avec le VIH: ce que la science dit sur le cerveau

«When I’m 64: Neurodégénérescence, vieillissement épigénétique et cognition chez les personnes âgées vivant avec le VIH»: à la dernière CROI, un symposium dédié au vieillissement cérébral des personnes vivant avec le VIH a dressé un état des lieux des connaissances sur la neurodégénérescence, les horloges épigénétiques et les pistes pour une santé cérébrale proactive.

GLP-1 RA : au-delà du diabète et de l’obésité, de nouvelles pistes thérapeutiques à confirmer chez les PVVIH

Réduction des addictions, protection cardiovasculaire indépendante de la perte de poids, activité anti-inflammatoire potentiellement utile contre l’inflammation résiduelle du VIH : les agonistes du GLP-1 multiplient les signaux encourageants. Mais comme l’a rappelé Todd T. Brown1Johns Hopkins à la CROI 2026, les données spécifiques aux PVVIH restent rares, les effets sarcopéniants inquiètent dans cette population, et la question d’un traitement à vie, à un coût qui interroge à l’échelle mondiale, est loin d’être tranchée.

Complications métaboliques et vieillissement: l’horloge tourne!

À l’occasion de la CROI 2025, une session de communications orales libres a été consacrée aux progrès réalisés en matière de santé des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et de compréhension des mécanismes liés au vieillissement et des comorbidités. Parmi les temps forts, une cohorte espagnole sur 18 ans révèle une diminution significative des événements graves non liés au sida au fil du temps, malgré l’impact croissant des comorbidités avec l’âge. Des interventions comme le sémaglutide ou le letermovir montrent également des effets encourageants sur le vieillissement biologique et immunologique. Enfin, des analyses approfondies sur les marqueurs épigénétiques et les risques cardiovasculaires enrichissent notre compréhension des défis spécifiques aux PVVIH. Cédric Arvieux, présent sur place, revient sur ces avancées.

Situation socio-économique des personnes vivant avec le VIH de plus de 50 ans

Les personnes vivant avec le VIH de plus de 50 ans ont pour la plupart d’entre elles été contaminées aux premiers temps de l’épidémie, quand les traitements étaient absents, la perspective de la mort assez certaine et les maladies opportunistes nombreuses. Elles ont eu des carrières hachées, des premiers ARV aux effets délétères et sont aujourd’hui confrontés à la précarité.