Dermatophilose : une IST émergente chez les HSH

Deux équipes hospitalières, l’une à Lyon et Paris, l’autre à Barcelone, viennent de décrire dix-huit cas d’une infection cutanée d’origine animale, la dermatophilose, chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) sans le moindre contact avec du bétail. Le séquençage des souches, quasi identiques au sein de chaque foyer, oriente vers une transmission de peau à peau pendant les rapports. Bénigne et sensible aux antibiotiques, l’infection intrigue surtout par ce qu’elle annonce : une bactérie réputée animale pourrait s’installer dans les réseaux sexuels, comme le mpox avant elle.

HPV : «Plus on vaccine tôt, plus on a de chances de prévenir un cancer»

À 58% de couverture pour une dose à 15 ans, à peine 48% pour deux doses à 16 ans: la France reste très en deçà des pays qui voient déjà le cancer du col de l’utérus en voie d’éradication. Pour le Pr Geoffroy Canlorbe, gynécologue cancérologue à la Pitié-Salpêtrière, secrétaire de la Société française de colposcopie et de pathologie cervico-vaginale (SFCPCV) et vice-président du CRCDC France, le constat est sans appel: «on est à la ramasse.» Vaccination, dépistage, partenaires, immunité: il revient en détail sur un dossier compliqué, où les blocages persistants n’empêchent pas de vrais succès en 2026.

One Health Summit : le leadership français à l’épreuve de ses contradictions

À Lyon, du 5 au 7 avril, en marge du G7, le One Health Summit a réuni une cinquantaine d’États et 3000 participants autour des zoonoses, de la résistance aux antibiotiques et des systèmes alimentaires durables. Pour la politiste Stéphanie Tchiombiano, l’initiative française relève d’une stratégie diplomatique pour conserver une image de leadership en santé mondiale, sans masquer les contradictions internes: baisse silencieuse de 58% de la contribution au Fonds mondial, fragilisation des agences sanitaires, recul sur la régulation des pesticides.

PrEP injectable : Le cabotégravir arrive en France, entre avancée thérapeutique et défis pratiques 

Le prix du cabotégravir injectable à action prolongée en prophylaxie pré-exposition du VIH vient d’être fixé en France, aux alentours de 1300 euros par injection. L’arrêté a été publié au Journal officiel le 26 février 2026, mais plusieurs incertitudes demeurent, notamment quant aux restrictions d’usage et aux conditions concrètes de déploiement.