Ebola : Comment expliquer cette nouvelle flambée, malgré les vaccins qui ont amélioré la lutte contre les épidémies

Une épidémie préoccupante du virus Ebola sévit depuis avril 2026 en République démocratique du Congo et en Ouganda. Alors qu’il existe aujourd’hui un vaccin recommandé par l’Organisation mondiale de la santé en cas d’épidémie, comment expliquer cette nouvelle flambée ? On fait le point.

Comment s’organise la réponse scientifique à Ebola grâce au CORC, dans un monde fragmenté

Le choix de confier à l’OMS le pilotage d’un réseau permanent de recherche sur Ebola et Marburg, coordonné par l’ANRS Maladies infectieuses émergentes, marque un tournant plus profond qu’il n’y paraît. À travers le CORC filovirus, l’objectif est de structurer une réponse scientifique plus réactive, plus cohérente et moins dépendante d’un cercle restreint d’acteurs, alors même que le cadre de coopération internationale se fragilise.

CSF-2023 dans les Outre-mer : des indicateurs attendus

L’ANRS Maladies infectieuses émergentes (ANRS MIE) a publié le 14 avril 2026 les premiers résultats du volet Outre-mer de l’enquête Contexte des sexualités en France (CSF-2023), menée en Guyane, en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion. À ce stade, les chiffres restent succincts : principaux indicateurs par sexe, plus rarement par âge, sans comparaison ni avec l’Hexagone ni avec les enquêtes antérieures. Ces quatre départements concentrant les indicateurs de santé sexuelle les plus dégradés du territoire national, des analyses contextualisées sont d’autant plus nécessaires et urgentes.

Prise de poids sous ARV: agir au-delà du switch

À l’AFRAVIH 2026, deux présentations ont remis la prise de poids sévère et l’obésité au centre du suivi des personnes vivant avec le VIH. Les inhibiteurs d’intégrase et le ténofovir alafénamide (TAF) sont clairement associés à une prise de poids, mais arrêter ces molécules ne suffit presque jamais à rendre les kilos. Le débat se déplace vers les analogues du GLP-1, l’activité physique et la prévention au moment de l’initiation du traitement.

Diffusion du virus du Nil occidental en Europe : deux études dessinent les contours d’une menace croissante

Le virus du Nil occidental (ou West Nile virus, WNV) n’est plus une curiosité exotique réservée aux manuels de virologie. Transmis à l’être humain par la piqûre de moustiques du genre Culex, eux-mêmes infectés au contact d’oiseaux réservoirs, ce pathogène s’est progressivement installé sur l’ensemble du continent européen depuis les années 1960. La saison 2024 a constitué un tournant : 19 pays ont déclaré 1 436 cas humains autochtones dans 212 régions, soit la plus large distribution géographique jamais enregistrée en Europe. Deux études publiées en avril 2026 dans Eurosurveillance apportent un éclairage complémentaire sur cette dynamique — l’une depuis l’Espagne, l’autre depuis la Hongrie — et, ensemble, dessinent une cartographie inédite du risque épidémique à l’échelle continentale.