En 2040, plus d’une personne vivant avec le VIH sur deux aura plus de cinquante ans. Plusieurs sessions de la conférence AIDS 2026 ont été consacrées à ce basculement. Cognition, muscles, artères, humeur: les résultats présentés à Rio convergent vers une même conclusion, et butent sur le même angle mort, les services de soins eux-mêmes.
Cinq présentations de quelques minutes chacune, un même constat: la mobilité fait éclater les parcours de prévention et de soins. À Rio, la session du Track D de AIDS 2026 consacrée aux migrations a montré comment la langue, la guerre, la stigmatisation ou de simples règles administratives découpent l’accès aux soins en morceaux. Une session frustrante par sa brièveté, qui ouvre pourtant une lucarne sur une dimension majeure de la vie des individus et des populations: se déplacer.
La 26e Conférence internationale sur le sida (AIDS 2026) s’est tenue du 26 au 31 juillet 2026 à Rio de Janeiro, au Riocentro, et en ligne. Organisée par l’International AIDS Society, c’est la plus ouverte des grandes conférences sur le VIH: pays du Sud, associations communautaires, sciences sociales et recherche fondamentale y ont siégé ensemble, cette année sous le thème «Repenser, reconstruire, se relever».
La 26e Conférence internationale sur le sida se tient à Rio de Janeiro du 26 au 31 juillet, sur le thème «Repenser, reconstruire, se relever». Prévention hautement efficace, prise en charge simplifiée, recherche sur la guérison: les avancées annoncées sont nombreuses. Elles arrivent au moment où reculent les financements internationaux, et l’expertise scientifique elle-même.
Inhibiteurs d’intégrase et de capside injectables, anticorps bispécifiques, stratégies anticorps/antirétroviral et bithérapies orales de simplification : la session dédiée aux antiviraux à longue durée d’action de la CROI 2026 a aligné des résultats allant de la première injection chez l’humain jusqu’aux essais de phase III. Avec des demi-vies se comptant en semaines et des schémas d’administration qui s’espacent toujours davantage, ces données confirment que la prise en charge du VIH est en train de changer d’échelle temporelle.