Découverte du VIH: L’histoire du ganglion de «BRU»

1) D’abord la date: Pour incroyable que cela puisse paraître, plusieurs versions circulent : pour certains majoritaires, et non des moindres, tout s’est passé le lundi 3 janvier 1983, c’est le cas de la lecture devant le comité Nobel de Luc Montagnier, le 8 décembre 2008 de Jean-Claude Chermann dans plusieurs entretiens, de L’histoire du Sida de Mirco Gremek et aussi, page 50 du livre récit de Bernard Seytre. Mais que se passait-il d’autre le 3 janvier 1983? En dehors de ce qui figure ici, issu probablement de la tête féconde des différents intervenants Willy Rozenbaum, Françoise Brun-Vézinet, Christine Rouzioux et les pastoriens? Avaient-ils seulement conscience qu’ils allaient influencer l’histoire? Impossible de le vérifier aujourd’hui. Le 3 janvier 83, Time consacrait sa couverture à l’ordinateur, La France dotée d’une loi sur la protection de l’épargne et Sheila chantait Glori Gloria à l’Académie des 9! Dans la thès

« Nous pouvons mettre fin à l’épidémie, si nous sommes tous ensemble ! »

La Conférence de Washington a été, au-delà de ses enjeux évidents –scientifiques, publics, sociétaux–, l’occasion de mettre en valeur la passation de pouvoir au sein de l’International AIDS Society (IAS), avec le discours plénier de sa nouvelle présidente, Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine. En voici une retranscription. 

Les mots pour le dire

Les conférences internationales sur le sida ont souvent tendance à partir en fanfare avant d’être tempérées au fil de leur déroulement, notamment lorsque l’on passe des proclamations et déclarations d’intention à l’analyse de ce qui se passe sur le terrain. La 19e conférence internationale sur le sida à Washington (22-27 juillet 2012) s’est ainsi ouverte sous un double signe, dans les deux cas, triomphaliste : l’Amérique est de retour comme leader mondial de la lutte contre le VIH, et la fin du sida est une perspective crédible.

En Afrique, moins de la moitié des infections VIH ont lieu au sein de couples sérodifférents

Deux articles de modélisation récents posent la question de la part des infections survenant au sein de couples stables sérodifférents (un partenaire séropositif, un partenaire séronégatif) dans l’épidémie globale sévissant en Afrique Sub-saharienne. La question est majeure pour la prévention VIH : elle revient indirectement à poser celle de l’échelle à laquelle proposer des interventions de prévention telles que le TasP.

Où en est-on avec la circoncision, cinq ans après les recommandations de l’OMS et de l’Onusida ?

Alors même que les ligues anticirconcision de l’enfant aux Etats-Unis manifestaient au fronton du Palais des congrès de Washington, à l’intérieur se construisait un débat technique, politique et éthique en matière de «scaling up» (montée en puissance) de la circoncision en Afrique. Revue de détails.

L’Amérique du VIH, pays moyennement développé

C’était un rien spectaculaire cette Amérique qui recevait, en pleine période électorale, le monde entier de la lutte contre le sida dans la conférence AIDS 2012. Hors CROI, cette fois, mais avec les per­sonnes atteintes (PLWA) qui avaient «droit», Obama oblige, au passage des frontières. L’occasion de mettre l’accent sur le déficit de la «cascade» américaine : dépi­stage-suivi-traitement ; essentiellement pour cause d’insuffisance de couverture sociale. Surtout com­paré à la cascade française qui, en ­évaluant l’épidémie cachée en France, ­­revisite la question du coût-efficacité des politiques de dépistage.

Epidémies généralisées et concentrées : une épidémie peut en cacher une autre

Petit retour succinct sur les définitions utilisées par l’Onusida. Une épidémie est dite généralisée lorsque la prévalence du VIH (soit la proportion de personnes infectées par le VIH) dépasse 1% dans la population générale adulte (entendre le plus souvent 15-49 ans). Si, en revanche, la prévalence du VIH en population générale est inférieure à 1% mais dépasse 5% dans des sous-populations dites «vulnérables» (comme les professionnel(le)s du sexe (PS), les hommes ayant des rapports sexuels entre hommes (HSH) ou les usagers de drogues par voie intraveineuses (UDVI)), Onusida parle alors d’épidémie concentrée. Depuis 2006, le terme d’épidémie hyperendémique ou épidémie massive est également employé pour qualifier les épidémies d’Afrique australe où la prévalence dépasse les 15%.

Le VIH chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes

La conférence de l’IAS a «coïncidé» avec la sortie d’un numéro spécial de l’hebdomadaire britannique The Lancet consacré aux déterminants médico-sociaux-comportementaux de l’infection à VIH chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), même si l’auteur de cet article panoramique préfère le terme «gay». L’occa­sion pour le comité scientifique de la conférence d’organiser une revue de détail sous la forme d’une session dédiée aux auteurs de ce numéro spécial du Lancet et à ses thèmes spécifiques.

France : Les chiffres du sida en 2012

En 2011, environ 6100 personnes ont découvert leur séropositivité VIH, un chiffre comparable à celui de 2010 (6262).  32% de ces découvertes ont été faites lors d’une consultation en médecine de ville. L’île-de-France, la Côte d’Azur et la Guyane restent les régions les plus touchées. Environ 30.000 personnes vivent avec le VIH et l’ignorent. 

Rapport Onusida 2012 : Les chiffres de l’épidémie

L’Onusida publie son rapport annuel sur les chiffres du sida. Fin 2011, 34 millions de personnes vivaient avec le VIH. Ce sont 0,8% des adultes (15-49 ans) dans le monde qui vivent avec le VIH. L’Afrique subsaharienne reste la plus touchée: Avec près de 1 personne adulte sur 20 (4,9%), elle représente 69% des personnes atteinte dans le monde. Les Caraïbes, l’Europe de l’Est et l’Asie centrale sont durement touchées puisque 1% des adultes de ces régions vivaient avec le VIH en 2011. Près de 5 millions de personnes vivent avec le VIH dans le Sud, du Sud-Est et l’Asie réunies.

Mémoires du sida : Récit des personnes atteintes, 1981-2012

La publication de Mémoires du sida intervient alors que nous entrons dans la quatrième décennie de l’épidémie de VIH/sida. Découpé en quatre grands chapitres chronologiques (« La vie avant 1980 », « Les années noires (1981-1986) », « La bataille (1987-1995), « L’évènement de Washington et le traitement dans la vie »), l’ouvrage se propose de redonner la parole aux premiers concernés – les personnes séropositives – et de mettre en perspective historique leurs expériences singulières.

TasP : Dix articles pour approfondir le débat

Modélisations suffisamment fiables pour les décideurs en santé publique, coûts et évaluation économique, design des essais de prévention combinée, impact de la primo-infection…: PLoS Medicine met en ligne dix articles pour approfondir la question du Treatment as Prevention (Tasp), en anglais. Une question-clé de la Conférence de Washington 2012, qui commence aujourd’hui.

La fin de l’épidémie en vue ? Les avis divergent

«Il est possible de changer la trajectoire de la pandémie» déclare le Dr Anthony Fauci, virologue américain, lors d’un entretien à l’AFP. Le Pr Jean-François Delfraissy estime pour sa part, dans une interview au journal Le Point, que «ce n’est pas pour demain» et redoute «que ces propos [ne] suscitent de faux espoirs».

Prévagay : Forte incidence du VIH confirmée parmi les gays fréquentant les établissements de convivialité homo à Paris

Selon des résultats de l’enquête Prévagay désormais publiée dans PLoS One, l’incidence du VIH parmi des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) qui fréquentent des établissements gay parisiens est estimée à 3,8 pour 100 personnes par an.