Trois émergences de coronavirus en vingt ans, une pandémie mondiale, des variants qui échappent aux vaccins: la vaccinologie cherche désormais à concevoir des immunogènes capables de protéger contre l’ensemble des sarbécovirus, y compris ceux qui n’existent pas encore. Un premier candidat issu de cette stratégie, le GBP511, vient d’entrer en essai clinique de phase 1 en Australie, grâce à une approche dite mosaïque qui présente simultanément plusieurs domaines de liaison au récepteur issus de coronavirus distincts. Mais entre la démonstration de faisabilité et un vaccin universel opérationnel, les obstacles biologiques, immunologiques et cliniques restent nombreux.
En explorant les collections de musées d’histoire naturelle européens et américains, des chercheurs de l’Institut Pasteur et du Muséum national d’histoire naturelle ont identifié des écureuils arboricoles africains comme réservoirs probables du virus mpox et mis en évidence une coévolution entre le virus et ses hôtes. Mais la preuve directe manque encore.
Un rapport de Gavi identifie six menaces majeures pour la santé mondiale en 2026, des épidémies liées aux conflits à l’émergence de pathogènes inconnus.
L’Éthiopie a officiellement déclaré la fin de son tout premier épisode de fièvre de Marburg. L’annonce, faite le 26 janvier 2026 par le ministère de la Santé, intervient après 42 jours sans nouveau cas — soit deux périodes d’incubation complètes — à la suite du dernier décès confirmé. Derrière ce signal encourageant se dessinent des enseignements importants sur la surveillance épidémique, la réponse communautaire et la gestion des maladies virales émergentes.
Du 11 au 15 avril 2025, Vienne accueille ESCMID Global 2025, le congrès annuel de la Société européenne de microbiologie clinique et des maladies infectieuses. Cet événement majeur réunit les experts internationaux autour du VIH, de l’infectiologie et des maladies émergentes.