Comment s’organise la réponse scientifique à Ebola grâce au CORC, dans un monde fragmenté

Le choix de confier à l’OMS le pilotage d’un réseau permanent de recherche sur Ebola et Marburg, coordonné par l’ANRS Maladies infectieuses émergentes, marque un tournant plus profond qu’il n’y paraît. À travers le CORC filovirus, l’objectif est de structurer une réponse scientifique plus réactive, plus cohérente et moins dépendante d’un cercle restreint d’acteurs, alors même que le cadre de coopération internationale se fragilise.

One Health Summit : le leadership français à l’épreuve de ses contradictions

À Lyon, du 5 au 7 avril, en marge du G7, le One Health Summit a réuni une cinquantaine d’États et 3000 participants autour des zoonoses, de la résistance aux antibiotiques et des systèmes alimentaires durables. Pour la politiste Stéphanie Tchiombiano, l’initiative française relève d’une stratégie diplomatique pour conserver une image de leadership en santé mondiale, sans masquer les contradictions internes: baisse silencieuse de 58% de la contribution au Fonds mondial, fragilisation des agences sanitaires, recul sur la régulation des pesticides.

Les premiers vaccins pan-sarbécovirus entrent en phase d’essais cliniques chez l’homme

Trois émergences de coronavirus en vingt ans, une pandémie mondiale, des variants qui échappent aux vaccins: la vaccinologie cherche désormais à concevoir des immunogènes capables de protéger contre l’ensemble des sarbécovirus, y compris ceux qui n’existent pas encore. Un premier candidat issu de cette stratégie, le GBP511, vient d’entrer en essai clinique de phase 1 en Australie, grâce à une approche dite mosaïque qui présente simultanément plusieurs domaines de liaison au récepteur issus de coronavirus distincts. Mais entre la démonstration de faisabilité et un vaccin universel opérationnel, les obstacles biologiques, immunologiques et cliniques restent nombreux.

Mpox: des écureuils de musée sur la piste du réservoir animal

En explorant les collections de musées d’histoire naturelle européens et américains, des chercheurs de l’Institut Pasteur et du Muséum national d’histoire naturelle ont identifié des écureuils arboricoles africains comme réservoirs probables du virus mpox et mis en évidence une coévolution entre le virus et ses hôtes. Mais la preuve directe manque encore.