PrEP-contraceptif : un essai décevant en Afrique du Sud

Une gélule combinant PrEP et contraception orale a été testée auprès de 96 femmes sud-africaines pendant 48 semaines. L’observance reste basse, neuf grossesses et trois séroconversions sont survenues. Le seul enseignement net : aucune stratégie ne s’impose, le choix entre méthodes demeure essentiel.

Vieillir avec le VIH: ce que la science dit sur le cerveau

«When I’m 64: Neurodégénérescence, vieillissement épigénétique et cognition chez les personnes âgées vivant avec le VIH»: à la dernière CROI, un symposium dédié au vieillissement cérébral des personnes vivant avec le VIH a dressé un état des lieux des connaissances sur la neurodégénérescence, les horloges épigénétiques et les pistes pour une santé cérébrale proactive.

Femmes trans sous PrEP : la rétention reste un défi

Publiés dans Sexually Transmitted Infections, les résultats du suivi de 209 femmes trans sous PrEP à l’hôpital Bichat (Paris) documentent un taux d’interruption trois fois supérieur à celui observé dans PREVENIR, la cohorte francilienne de référence chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH). Aucune variable individuelle (âge, travail sexuel, traitement hormonal) n’explique cet écart. C’est ce constat qui a poussé la clinique et l’association Acceptess-T à repenser leur modèle avec « PrEP à porter », dont les résultats préliminaires seront présentés à l’AFRAVIH 2026 à Lausanne.

VIH chez les HSH en Iran : Une prévalence élevée dans une population jeune et précarisée

Première étude de cette ampleur conduite en Iran, une enquête bio-comportementale publiée dans Lancet HIV rapporte une prévalence VIH de 4,2% parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH). Selon l’analyse statistique, le travail sexuel et l’expérience carcérale doublent chacun le risque de séropositivité, tandis que la cascade de prise en charge s’effondre entre le diagnostic et la suppression virale.

CROI 2026: Réponses stratégiques et résilientes à la crise du financement en Afrique

Lors d’un symposium consacré à la crise du financement de la lutte contre le VIH/sida en Afrique pendant la CROI 2026, l’ampleur des coupes américaine, mais aussi européennes, a été largement discutée: de 5,85 milliards de dollars en 2025, le PEPFAR ne disposerait plus que de 2,9 milliards en 2026. Parallèlement, le Fonds mondial n’a mobilisé qu’un peu plus de 11 milliards sur les 18 attendus, avec un recul notable des contributions allemande et française. Avec pour première conséquence, la désorganisation de la recherche VIH en Afrique.