Profil de l’épidémie de VIH en 2017-2018

L’agence nationale de santé publique, Santé publique France, produit habituellement chaque année des données actualisées sur l’infection par le VIH et les infections sexuellement transmissibles (IST) bactériennes en France. Pas cette année notamment à cause de la modification récente du recueil des données (e-DO), et de l’attente de la mesure de l’impact de la Prep sur les nouveaux diagnostics chez les hommes homosexuels et bisexuels..

Des chiffres tristes et un réel besoin d’innovation en dépistage et prévention diversifiée

On a beau triturer les chiffres dans tous le sens, les données actualisées sur l’infection à VIH et les IST en France produites à l’occasion de la journée du 1er décembre par Santé Publique France demeurent une mauvaise nouvelle. Pis encore, plusieurs mauvaises nouvelles auxquelles dont on ne saurait s’habituer, tiennent en une seule: cette apparente stabilité, tant du nombre de découverte de séropositivité (6 000 en 2016 : – 5 % ) que celui du dépistage VIH en France (5.4 millions de tests : + 4 %), a de quoi dérouter si on ne tente pas d’en expliquer les mécanismes.

Dernières nouvelles de l’épidémie aux USA: le poids des facteurs sociaux

Deux médecins du Center of Disease Control (CDC) d’Atlanta, Sonia Singh (N°30) et Nicole Crepaz (N°31), ont fait le point sur l’épidémiologie actuelle du VIH aux USA chez les plus de 13 ans. Comme dans d’autres pathologies, les données présentées montrent que les fractures sanitaires au sein d’une population sont souvent des fractures sociales.