VIH : une avancée thérapeutique pour les pays du Sud

L’essai ANRS 12286 MOBIDIP mené parallèlement dans trois pays d’Afrique subsaharienne, démontre l’efficacité d’une bithérapie associant la lamivudine à un inhibiteur de protéase boosté chez des patients en deuxième ligne de traitement présentant de multiples mutations du VIH. Ces résultats sont prometteurs, car ils proposent un allégement thérapeutique moins cher, présentant moins d’effets secondaires et n’imposant pas de renforcement du suivi virologique des patients. Les résultats de cette étude, menée par Laura Ciaffi du laboratoire TransVIHMI (laboratoire mixte de recherche Inserm-IRD-Université de Montpellier), le professeur Sinata Koulla-Shiro et ses collègues du site ANRS Cameroun, du Burkina Faso et du Sénégal fait l’objet d’une publication dans la revue The Lancet HIV le 29 mai 2017.

VIH : de nouveaux indicateurs pour améliorer l’accès aux traitements du VIH

Malgré les recommandations de l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) qui préconisent une mise sous traitement antirétroviral précoce des personnes infectées par le virus du VIH, on constate que cette initiation est toujours trop tardive, notamment dans les pays à revenu moyen et faible. Un écart existe donc entre recommandations et ce qui se passe sur le terrain. Dans une étude publiée en ligne dans le Bulletin de l’OMS, l’équipe du Dr Dominique Costagliola (directrice de l’Institut Pierre Louis d’Épidémiologie et de Santé publique – UMR S 1136 – Inserm / UPMC), en collaboration avec les sites ANRS (France REcherche Nord&sud Sida-hiv Hépatites) du Cameroun et de la Côte d’Ivoire, propose deux nouveaux indicateurs permettant d’évaluer les interventions mises en place sur le terrain pour accélérer l’accès aux traitements.

Tests de dépistage rapides : Améliorer les pratiques de laboratoires

Récemment, Solthis s’était émue du manque de respect des protocoles d’utilisation des tests de dépistages rapides (TDR) en Afrique, seules techniques de dépistage faisables et disponibles dans nombre de pays à ressources limitées. Sans vouloir pointer du doigt des acteurs de santé officiant souvent dans des conditions contraintes et difficiles, il s’agissait surtout d’alimenter la réflexion sur le diagnostic des dysfonctionnements et sur les moyens d’améliorer les pratiques.

Le maintien dans le soin, 3e acte du test and treat

Eradiquer l’épidémie en combinant dépistage massif et traitement précoce ? Cette perspective réjouissante débattue à l’IAS 2011 organisée à Rome ne doit pas faire oublier l’enjeu du maintien des personnes séropositives dans les systèmes de soin. Plusieurs sessions présentaient la situation de pays à ressources limitées et proposaient des stratégies innovantes.

«Les charges virales sont considérées comme un produit de luxe»

A l’occasion de la conférence de Vienne 2010, Isabelle Andrieux-Meyer, de Médecins Sans Frontières, et Christine Rouzioux, professeur de médecine et virologue à l’hôpital Necker, font le point, en video, sur les difficultés d’accès à la mesure de la charge virale dans les pays du Sud.