Chikungunya, dengue, Zika, paludisme : des séquelles qui persistent bien après le retour de voyage
Contrairement à d’autres maladies vectorielles dont on commence à documenter le fardeau chronique — West Nile, long Covid —, on savait jusqu’ici très peu de chose sur le devenir à moyen et long terme des voyageurs ayant contracté un chikungunya, une dengue, un Zika ou un paludisme lors d’un séjour à l’étranger. Une équipe internationale associée au réseau de surveillance GeoSentinel, coordonnée par Davidson Hamer (Boston University) et Emilie Javelle (Hôpital d’instruction des armées Laveran, Marseille), a suivi pendant dix-huit mois 273 voyageurs diagnostiqués dans quinze centres répartis en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. Publiés en mai 2026 dans le Journal of Travel Medicine, les résultats dessinent quatre trajectoires très différentes — et bousculent l’idée reçue selon laquelle seul le chikungunya laisserait des traces durables.