La recherche malade du Covid

La médecine et le soin ont été les stars incontestées de la crise sanitaire : les médecins de tous genres ont occupé un temps d’antenne impressionnant, sensibilisant les Français aux notions de coronavirus, de tests PCR ou sanguins, d’orage cytokinique, de RO, d’essai en double aveugle contre placebo, etc. Les Français ont cru devenir des experts ès maladies infectieuses, avant de plonger dans une grande perplexité quand ils ont découvert qu’un fait donné comme sûr ou probable un jour, devenait caduque quelques jours après. À titre d’exemple : les enfants auraient été plus contaminants que les autres, l’hydroxychloroquine serait efficace en traitement préventif, la nicotine serait un facteur protecteur, etc.

Ironie d’une science piégée par la vitesse du siècle ? Méconnaissance par les profanes de la réalité de la recherche scientifique ? Comme l’écrivent Michel Callon, professeur de sociologie et Pierre Lascoumes, directeur de recherche émérite au CNRS, «en sciences, il convient toujours de commencer par douter, pour ensuite confronter et discuter impitoyablement les hypothèses et les résultats obtenus, afin d’avoir quelque chance de parvenir à un consensus.»

Session plénière : Les facteurs de restriction du VIH

Les facteurs de restrictions sont des protéines antivirales naturelles limitant la multiplication virale. Elles inhibent directement ou indirectement certaines étapes de la multiplication virale, elles sont parfois constitutionnellement produites ou inductibles par l’Interféron, certaines sont assez spécifiques de virus particuliers et d’autres ont un large spectre, elles sont invariantes au sein d’un même individu, et elles évoluent rapidement (fortes différences inter-espèces).