Nanotechnologies, une révolution dans la délivrance des antirétroviraux

Les nanotransporteurs correspondent à des systèmes variés de nanoparticules dont la taille varie généralement entre 10 et 1000 nm que l’on associe à des molécules de médicament.  Cette petite taille leur confère la propriété de délivrer le médicament qu’ils transportent, selon les cas, vers des cibles spécifiques et favorisent son franchissement des barrières biologiques car ils sont polyvalents.

Rappels sur les cibles des traitements de l’infection par le VIH

L’entrée du virus dans l’organisme se fait généralement par la pénétration de muqueuses où il sera pris en charge par des cellules dendritiques qui le transporteront vers les organes lymphoïdes. Il y infectera en priorité des lymphocytes CD4+ activés. La réplication active des virus dans ces cellules conduira ensuite à l’apparition d’une virémie puis à la dissémination du virus dans divers sites de l’organisme. 

Le dépistage au moment de l’admission à l’hôpital révèle de nombreux nouveaux diagnostics

Un hôpital du sud de Londres qui a adopté une politique de dépistage routinier du VIH, le dépistage automatique du VIH avec option de refus pour toute personnes admise à l’unité d’hospitalisation de courte durée, a trouvé 17 patients dont l’infection n’était pas connue, et trois patients qui avaient abandonné les filières de soins.

Les patients nouvellement diagnostiqués pour le VIH et/ou une IST ont souvent une personne non diagnostiquée pour le VIH dans leur réseau social

Demander aux patients nouvellement diagnostiqués pour le VIH ou une Infection Sexuellement Transmissible (IST) de recruter des contacts dans leur réseau social pour effectuer un dépistage du VIH et des IST est un moyen efficace de détecter des infections non-diagnostiquées jusqu’alors, d’après une étude publiée sur l’édition en ligne du JAIDS (Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes).

Comment rendre plus lisibles les résultats des études de modélisation ?

Les études de modélisation ont pris une importance réelle dans l’articulation des stratégies de prévention du VIH. Pourtant, on reproche souvent à ce type d’exercice d’être très sensible aux hypothèses retenues ou encore à l’architecture choisie par les auteurs pour leur modèle. Cela peut contribuer à susciter un certain scepticisme par rapport à leurs résultats. Différents articles viennent récemment de proposer des façons innovantes de présenter des résultats issus de la modélisation et d’en rendre ainsi les conclusions plus robustes.

Rapport d’expert 2013 : Ce qu’il reste à préciser

Les récentes recommandations du groupe d’experts dirigé par le Professeur Philippe Morlat, éclairées des données épidémiologiques livrées à l’occasion de la Journée mondiale de Lutte contre le sida du 1er décembre, permettent de dessiner le nouveau paysage de la prise en charge du VIH en France en 2014, mais aussi de soulever un certain nombre d’interrogations.