Grippe : un vaccin à ARNm plus efficace mais moins bien toléré

Peut-on faire mieux que les vaccins antigrippaux actuels chez les adultes les plus exposés aux formes graves ? C’est la question à laquelle entendent répondre les responsables de l’essai de phase 3 Fluent, publié le 7 mai 2026 dans le New England Journal of Medicine. Chez plus de 40 000 participants de 50 ans et plus, un candidat-vaccin à ARN messager (mRNA-1010), développé par la firme Moderna, a réduit de 26,6 % le risque de grippe par rapport aux vaccins standards déjà commercialisés. Au prix, toutefois, de réactions post-vaccinales plus fréquentes mais sans aucun effet indésirable grave.

Ebola Bundibugyo : les vaccins existants induisent une réponse en anticorps croisée, selon une étude française

Peut-on compter sur les vaccins déjà homologués contre le virus Ebola Zaïre pour freiner l’épidémie de souche Bundibugyo qui frappe la République démocratique du Congo et l’Ouganda ? Une étude menée par le Vaccine Research Institute (Inserm/Université de Bordeaux) et publiée le 22 juillet dans le New England Journal of Medicine apporte un premier élément de réponse : les sérums de participants vaccinés contre la souche Zaïre contiennent bien des anticorps qui reconnaissent la souche Bundibugyo, même si la réponse est plus faible que celle dirigée contre la cible originelle.

Vaccins contre Ebola : une protection immunitaire qui tient cinq ans, selon l’essai PREVAC

Faut-il s’inquiéter de voir s’estomper la protection conférée par les vaccins contre le virus Ebola quelques années après l’injection ? Les résultats à cinq ans de l’essai PREVAC, diffusés sur medRxiv avant publication, apportent une réponse plutôt rassurante : chez l’adulte comme chez l’enfant, les anticorps induits par les deux vaccins actuellement homologués restent détectables et stables sur le long terme.

Vaccination HPV : faut-il passer à l’obligation ?

Les papillomavirus humains (HPV) provoquent chaque année en France près de 7 000 cancers et plus de 1 000 décès, qui pourraient être évités par la vaccination des adolescents. La couverture plafonne pourtant à 35% chez les filles et 27% chez les garçons, loin des 80% atteints en Australie, au Royaume-Uni ou au Portugal. Pour Mélanie Heard (Terra Nova), ce retard tient moins à la défiance des familles qu’à l’hésitation politique d’une action publique qui n’ose pas trancher entre recommandation et obligation.

Ebola : Comment expliquer cette nouvelle flambée, malgré les vaccins qui ont amélioré la lutte contre les épidémies

Une épidémie préoccupante du virus Ebola sévit depuis avril 2026 en République démocratique du Congo et en Ouganda. Alors qu’il existe aujourd’hui un vaccin recommandé par l’Organisation mondiale de la santé en cas d’épidémie, comment expliquer cette nouvelle flambée ? On fait le point.