La vaccination consiste à administrer un antigène par injection sous-cutanée ou intramusculaire, par scarification ou par voie orale, pour protéger un individu contre une maladie en stimulant son système immunitaire. Il existe des vaccins préventifs, utilisés en prophylaxie chez des personnes saines, et des vaccins thérapeutiques, qui aident les patients à lutter contre leur maladie.
Appliqués à large échelle en population, avec, pour certains, une notion d’obligation vaccinale, les vaccins doivent avoir un haut niveau d’efficacité pour prévenir l’infection ou réduire sa sévérité et être bien tolérés, sans effet adverse sévère. L’efficacité populationnelle des vaccins dépend des stratégies vaccinales adoptées par chaque pays: Qui? À quel moment? Avec quel vaccin? Avec quel objectif?
Mesure de santé publique s’appliquant à large échelle, il est essentiel que l’information soit continue, adaptée et transparente pour ne pas donner prise à l’hésitation vaccinale ou au discrédit des vaccins. Les vaccins validés doivent être disponibles pour tous les pays et populations qui en ont besoin, ce qui soulève la question de l’équité de l’accès aux vaccins.
Une intervention efficace
C’est l’une des interventions de santé les plus efficaces et économiques (coût-efficaces): elle a permis d’éradiquer la variole, réduit de 99% la poliomyélite et fait chuter fortement la morbidité, les incapacités et la mortalité liées à la diphtérie, au tétanos, à la coqueluche, à la tuberculose et la rougeole.
S’il n’existe malheureusement pas encore de vaccin contre le VIH, la recherche continue. La vaccination est un outil essentiel pour répondre aux maladies infectieuses émergentes ou ré-émergentes qui nécessitent une recherche fondamentale et clinique intensive pour s’adapter aux pathogènes et leurs évolutions et apporter des nouvelles stratégies d’action sur le système immunitaire.
Peut-on faire mieux que les vaccins antigrippaux actuels chez les adultes les plus exposés aux formes graves ? C’est la question à laquelle entendent répondre les responsables de l’essai de phase 3 Fluent, publié le 7 mai 2026 dans le New England Journal of Medicine. Chez plus de 40 000 participants de 50 ans et plus, un candidat-vaccin à ARN messager (mRNA-1010), développé par la firme Moderna, a réduit de 26,6 % le risque de grippe par rapport aux vaccins standards déjà commercialisés. Au prix, toutefois, de réactions post-vaccinales plus fréquentes mais sans aucun effet indésirable grave.
Peut-on compter sur les vaccins déjà homologués contre le virus Ebola Zaïre pour freiner l’épidémie de souche Bundibugyo qui frappe la République démocratique du Congo et l’Ouganda ? Une étude menée par le Vaccine Research Institute (Inserm/Université de Bordeaux) et publiée le 22 juillet dans le New England Journal of Medicine apporte un premier élément de réponse : les sérums de participants vaccinés contre la souche Zaïre contiennent bien des anticorps qui reconnaissent la souche Bundibugyo, même si la réponse est plus faible que celle dirigée contre la cible originelle.
Faut-il s’inquiéter de voir s’estomper la protection conférée par les vaccins contre le virus Ebola quelques années après l’injection ? Les résultats à cinq ans de l’essai PREVAC, diffusés sur medRxiv avant publication, apportent une réponse plutôt rassurante : chez l’adulte comme chez l’enfant, les anticorps induits par les deux vaccins actuellement homologués restent détectables et stables sur le long terme.
Les papillomavirus humains (HPV) provoquent chaque année en France près de 7 000 cancers et plus de 1 000 décès, qui pourraient être évités par la vaccination des adolescents. La couverture plafonne pourtant à 35% chez les filles et 27% chez les garçons, loin des 80% atteints en Australie, au Royaume-Uni ou au Portugal. Pour Mélanie Heard (Terra Nova), ce retard tient moins à la défiance des familles qu’à l’hésitation politique d’une action publique qui n’ose pas trancher entre recommandation et obligation.
Une épidémie préoccupante du virus Ebola sévit depuis avril 2026 en République démocratique du Congo et en Ouganda. Alors qu’il existe aujourd’hui un vaccin recommandé par l’Organisation mondiale de la santé en cas d’épidémie, comment expliquer cette nouvelle flambée ? On fait le point.
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