Vaccins contre Ebola : une protection immunitaire qui tient cinq ans, selon l’essai PREVAC

Faut-il s’inquiéter de voir s’estomper la protection conférée par les vaccins contre le virus Ebola quelques années après l’injection ? Les résultats à cinq ans de l’essai PREVAC, diffusés sur medRxiv avant publication, apportent une réponse plutôt rassurante : chez l’adulte comme chez l’enfant, les anticorps induits par les deux vaccins actuellement homologués restent détectables et stables sur le long terme.

Vaccination HPV : faut-il passer à l’obligation ?

Les papillomavirus humains (HPV) provoquent chaque année en France près de 7 000 cancers et plus de 1 000 décès, qui pourraient être évités par la vaccination des adolescents. La couverture plafonne pourtant à 35% chez les filles et 27% chez les garçons, loin des 80% atteints en Australie, au Royaume-Uni ou au Portugal. Pour Mélanie Heard (Terra Nova), ce retard tient moins à la défiance des familles qu’à l’hésitation politique d’une action publique qui n’ose pas trancher entre recommandation et obligation.

Ebola : Comment expliquer cette nouvelle flambée, malgré les vaccins qui ont amélioré la lutte contre les épidémies

Une épidémie préoccupante du virus Ebola sévit depuis avril 2026 en République démocratique du Congo et en Ouganda. Alors qu’il existe aujourd’hui un vaccin recommandé par l’Organisation mondiale de la santé en cas d’épidémie, comment expliquer cette nouvelle flambée ? On fait le point.

HPV : «Plus on vaccine tôt, plus on a de chances de prévenir un cancer»

À 58% de couverture pour une dose à 15 ans, à peine 48% pour deux doses à 16 ans: la France reste très en deçà des pays qui voient déjà le cancer du col de l’utérus en voie d’éradication. Pour le Pr Geoffroy Canlorbe, gynécologue cancérologue à la Pitié-Salpêtrière, secrétaire de la Société française de colposcopie et de pathologie cervico-vaginale (SFCPCV) et vice-président du CRCDC France, le constat est sans appel: «on est à la ramasse.» Vaccination, dépistage, partenaires, immunité: il revient en détail sur un dossier compliqué, où les blocages persistants n’empêchent pas de vrais succès en 2026.

Les premiers vaccins pan-sarbécovirus entrent en phase d’essais cliniques chez l’homme

Trois émergences de coronavirus en vingt ans, une pandémie mondiale, des variants qui échappent aux vaccins: la vaccinologie cherche désormais à concevoir des immunogènes capables de protéger contre l’ensemble des sarbécovirus, y compris ceux qui n’existent pas encore. Un premier candidat issu de cette stratégie, le GBP511, vient d’entrer en essai clinique de phase 1 en Australie, grâce à une approche dite mosaïque qui présente simultanément plusieurs domaines de liaison au récepteur issus de coronavirus distincts. Mais entre la démonstration de faisabilité et un vaccin universel opérationnel, les obstacles biologiques, immunologiques et cliniques restent nombreux.