Départ de Michel Kazatchkine : Les réactions

Les réactions de la communauté sida n’ont pas tardé, au lendemain de l’annonce de la démission de Michel Kazatchkine de son poste de directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

> AIDES et Coalition PLUS rendent hommage à M. Kazatchkine
AIDES et Coalition PLUS regrettent ce départ, et saluent la contribution essentielle que le Professeur Kazatchkine a apportée à la lutte mondiale contre le sida durant ces presque 6 années à la tête du Fonds mondial.

Michel Kazatchkine démissionne de la direction du Fonds mondial

Le directeur du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme quittera ses fonctions le 16 Mars 2012. Cette décision a été prise alors que le Conseil d’administration du Fonds devait enteriner le 25 janvier la nomination d’un directeur général appelé à collaborer avec le directeur exécutif, une quasi-mise sous tutelle.

Asunaprévir, daclatasvir, ézétimibe: de nouveaux médicaments à l’essai contre le VHC

Etude clinique ajoutant un hypolipémiant, l’ézétimibe, au traitement standard ribavirine/interféron pégylé. Essai de phase IIa associant un inhibiteur de la protéase NS3, l’asunaprévir, et un inhibiteur du complexe de réplication NS5A, le daclatasvir. Une meilleure connaissance des caractéristiques du virus de l’hépatite C a permis le développement de nouvelles voies thérapeutiques.

La LGV progresse en Europe, principalement chez les gays séropositifs

Apparition en République tchèque, doublement des cas notifiés par l’Agence de Santé publique de Barcelone, en Espagne. Deux articles d’Eurosurveillance (Vol. 17, n° 2, 12 janvier 2012) montrent que la lymphogranulomatose vénérienne (LGV) continue à se propager en Europe, plus particulièrement chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) et vivant avec le VIH.

Gays et don de sang: qu’en dit l’épidémiologie ?

En France, les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) restent exclus de façon permanente du don du sang en raison de leur risque plus élevé d’être infecté par le VIH, une exclusion que certains estiment discriminatoire et dépassée. Une modélisation récente de l’Institut de veille sanitaire met en lumière un point négligé : l’acceptabilité et le respect des mesures – la « compliance ». Un article Vih.org a relire, à la lumière de la récente déclaration de la ministre de la santé, qui déclare vouloir lever «bientôt» cette interdiction.

«Acteur de sa santé, acteur de la santé», une brochure à destination des PvVIH

L’association Actif Santé met à disposition des personnes vivant avec le VIH et/ou avec une hépatite virale, une brochure-guide qui a pour objectif de faire connaître et de développer le processus d’empowerment, tant au niveau personnel qu’au niveau communautaire. Il s’agit de permettre à chacun de prendre en mains sa santé et de participer à l’évolution des facteurs qui la favorisent.

La campagne présidentielle pollue les vrais enjeux de la lutte contre le sida

L’article de Frédéric Martel dans l’hebdomadaire Marianne cette semaine confirme que, dans la campagne présidentielle, tous les coups sont permis…D’amalgames en insinuations, Frédéric Martel y jette le discrédit sur le finacement de la lutte contre le sida, sur l’action du Fonds Mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme, sur la Fondation de Carla Bruni-Sarkozy et plus globalement sur la contribution française à ce combat. Il apporte des arguments à ceux qui veulent voire son directeur exécutif, Michel Kazatchkine, quitter ses fonctions.

La polémique Carla Bruni-Sarkozy et le Fonds mondial: Revue de web

L’hebdomadaire Marianne, dans un article signé Frédéric Martel parue le 7 janvier de l’édition papier, dénonce «les dysfonctionnements et le mélange des genres auxquels aboutit l’action – et l’inaction – de Carla Bruni-Sarkozy dans sa fondation et son comportement en tant qu’ambassadrice de la lutte contre le sida» pour le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Les réactions ne sont bien sûr pas faites attendre, de la part de la Fondation Carla-Bruni-Sarkozy et de la part de Michel Kazatchkine, qui dirige le Fonds.

Le maintien dans le soin, 3e acte du test and treat

Eradiquer l’épidémie en combinant dépistage massif et traitement précoce ? Cette perspective réjouissante débattue à l’IAS 2011 organisée à Rome ne doit pas faire oublier l’enjeu du maintien des personnes séropositives dans les systèmes de soin. Plusieurs sessions présentaient la situation de pays à ressources limitées et proposaient des stratégies innovantes.

Transmission du VIH : les contraceptifs injectables mis en cause en Afrique

C’est une information du Lancet Infectious Diseases qui, si elle se confirme, devrait modifier bien des politiques sanitaires dans les pays du Sud : les contraceptifs, notamment injectables, très prisés en Afrique, doubleraient le risque de transmission du VIH. Aussi bien de l’homme à la femme, que de la femme à l’homme.

PrEP: Lancement de la phase pilote de l’essai ANRS Ipergay

L’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites (ANRS) annonce ce jeudi 4 janvier le lancement du premier essai de prévention pré-exposition du VIH pour les gays en France. L’essai ANRS IPERGAY ( pour : Intervention Préventive de l’Exposition aux Risques avec et pour les Gays) qui entend déterminer si un traitement antirétroviral, associé à une stratégie globale et renforcée de prévention, peut réduire le risque, chez les HSH séronégatifs  d’être infectés par le VIH.

Cataracte: Un risque accru d’opération chez les PvVIH

Les personnes vivant avec le VIH (PvVIH) sont plus souvent, et de façon significative, opérées pour corriger une cataracte selon une étude danoise qui vient d’être publiée dans le Clinical Infectious Diseases. Un taux de lymphocytes T CD4+ bas avant et après initiation du traitement antirétroviral (ARV) est associé à un risque accru de cataracte, mais aucun ARV particulier.

Pour le TGI de Paris, la non divulgation du statut sérologique est un délit

C’est une première en France. Dans une affaire concernant une violation de la vie privée —M. X. reprochait à deux personnes d’avoir dévoilé au public sa prétendue séropositivité—, le Tribunal de grande instance de Paris a rendu un jugement surprenant : Le 15 novembre 2011, le TGI de Paris a estimé que «si la santé de tout un chacun est un élément de sa vie privée, il ne peut, dans certaines circonstances notamment quand un risque vital peut être encouru par des tiers, et le tribunal rappelle que le fait de taire sa séropositivité avant d’avoir des relations sexuelles est un délit, être reproché à des tiers de mettre en garde […] des personnes susceptibles d’être touchées par ce virus».