Où en est-on avec la circoncision, cinq ans après les recommandations de l’OMS et de l’Onusida ?

Alors même que les ligues anticirconcision de l’enfant aux Etats-Unis manifestaient au fronton du Palais des congrès de Washington, à l’intérieur se construisait un débat technique, politique et éthique en matière de «scaling up» (montée en puissance) de la circoncision en Afrique. Revue de détails.

L’Amérique du VIH, pays moyennement développé

C’était un rien spectaculaire cette Amérique qui recevait, en pleine période électorale, le monde entier de la lutte contre le sida dans la conférence AIDS 2012. Hors CROI, cette fois, mais avec les per­sonnes atteintes (PLWA) qui avaient «droit», Obama oblige, au passage des frontières. L’occasion de mettre l’accent sur le déficit de la «cascade» américaine : dépi­stage-suivi-traitement ; essentiellement pour cause d’insuffisance de couverture sociale. Surtout com­paré à la cascade française qui, en ­évaluant l’épidémie cachée en France, ­­revisite la question du coût-efficacité des politiques de dépistage.

Epidémies généralisées et concentrées : une épidémie peut en cacher une autre

Petit retour succinct sur les définitions utilisées par l’Onusida. Une épidémie est dite généralisée lorsque la prévalence du VIH (soit la proportion de personnes infectées par le VIH) dépasse 1% dans la population générale adulte (entendre le plus souvent 15-49 ans). Si, en revanche, la prévalence du VIH en population générale est inférieure à 1% mais dépasse 5% dans des sous-populations dites «vulnérables» (comme les professionnel(le)s du sexe (PS), les hommes ayant des rapports sexuels entre hommes (HSH) ou les usagers de drogues par voie intraveineuses (UDVI)), Onusida parle alors d’épidémie concentrée. Depuis 2006, le terme d’épidémie hyperendémique ou épidémie massive est également employé pour qualifier les épidémies d’Afrique australe où la prévalence dépasse les 15%. </

Le VIH chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes

La conférence de l’IAS a «coïncidé» avec la sortie d’un numéro spécial de l’hebdomadaire britannique The Lancet consacré aux déterminants médico-sociaux-comportementaux de l’infection à VIH chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), même si l’auteur de cet article panoramique préfère le terme «gay». L’occa­sion pour le comité scientifique de la conférence d’organiser une revue de détail sous la forme d’une session dédiée aux auteurs de ce numéro spécial du Lancet et à ses thèmes spécifiques.

Pour une prévention attentive aux situations de vulnérabilité. Relire François Delor.

Les débats contemporains sur la prévention du VIH parmi les gais laissent parfois une étrange impression. À l’heure de la biomédicalisation accrue de la gestion des risques, il apparait en effet parfois difficile pour beaucoup d’acteurs de prévention d’atteindre le niveau d’expertise suffisant pour en saisir toutes les subtilités et se forger une conviction. Dans ce contexte, quel peut être le rôle des sciences sociales pour comprendre les évolutions à l’oeuvre?

France : Les chiffres du sida en 2012

En 2011, environ 6100 personnes ont découvert leur séropositivité VIH, un chiffre comparable à celui de 2010 (6262).  32% de ces découvertes ont été faites lors d’une consultation en médecine de ville. L’île-de-France, la Côte d’Azur et la Guyane restent les régions les plus touchées. Environ 30.000 personnes vivent avec le VIH et l’ignorent. 

Sida : en Afrique, les hommes répondent moins bien au traitement

Plus de 25 millions de personnes sont infectées aujourd’hui par le virus du sida en Afrique, parmi lesquelles une majorité de femmes. Cependant, une étude conduite par des chercheurs d’ Epicentre(1) et de l’IRD révèle que les hommes réagissent moins bien au traitement. L’ étude, basée sur quatre programmes de Médecins sans frontières France au Malawi, en Ouganda et au Kenya, montre que la reconstitution immunitaire est plus lente chez les hommes que chez les femmes.

La prévention des pratiques à risques chez les gays

La prévention chez les gays/HSH est une priorité absolue du plan national de lutte contre le sida et les IST 2010-2014. Un récent numéro spécial du Lancet (juillet 2012) et une session entière de la dernière conférence internationale, à Washington, ont mis l’accent sur les hauts niveaux de prévalence du VIH chez les gays, sur le déficit d’efficacité de la prévention et sur les « nouvelles prises de risques » liées notamment aux usages de drogues dans un contexte de pratiques sexuelles elles-mêmes à risques.

Rapport Onusida 2012 : Les chiffres de l’épidémie

L’Onusida publie son rapport annuel sur les chiffres du sida. Fin 2011, 34 millions de personnes vivaient avec le VIH. Ce sont 0,8% des adultes (15-49 ans) dans le monde qui vivent avec le VIH. L’Afrique subsaharienne reste la plus touchée: Avec près de 1 personne adulte sur 20 (4,9%), elle représente 69% des personnes atteinte dans le monde. Les Caraïbes, l’Europe de l’Est et l’Asie centrale sont durement touchées puisque 1% des adultes de ces régions vivaient avec le VIH en 2011. Près de 5 millions de personnes vivent avec le VIH dans le Sud, du Sud-Est et l’Asie réunies.

Rencontre : «Après 5 ans de sommeil, la RDR liée aux drogues va-t-elle progresser en 2013?»

A l’occasion de la journée mondiale du Sida 2012, la chaire d’addictologie du Cnam (département DISST) organise en partenariat avec Aides et Vih.org/Swaps une rencontre sur la réduction des risques (RDR) liée au drogues le jeudi 29 novembre 2012, de 15h00 à 17h30, au Conservatoire National des Arts et Métiers .

Mémoires du sida : Récit des personnes atteintes, 1981-2012

La publication de Mémoires du sida intervient alors que nous entrons dans la quatrième décennie de l’épidémie de VIH/sida. Découpé en quatre grands chapitres chronologiques (« La vie avant 1980 », « Les années noires (1981-1986) », « La bataille (1987-1995), « L’évènement de Washington et le traitement dans la vie »), l’ouvrage se propose de redonner la parole aux premiers concernés – les personnes séropositives – et de mettre en perspective historique leurs expériences singulières.

Mieux connaître le slam et les risques associés

La première enquête sur le slam en France a été menée, entre mai et juillet 2012, en utilisant le « Rapid Assessment Process », une méthode ethnographique qui permet, dans un temps court, de réaliser un état des lieux relativement exhaustif de l’objet de recherche. Des entretiens (individuels ou en groupe) ont été menés auprès d’une quinzaine de slameurs et auprès d’informateurs clés (médecins, acteurs associatifs). L’équipe présente ici sa démarche ainsi que les premiers résultats préliminaires.