Cholestérol et Statines : nouvelle poussée de négationnisme médical?

Après l’affaire du Mediator et des anorexigènes, de la pilule de troisième génération, c’est maintenant autour des statines et du «bon/mauvais cholestérol» que s’est déplacé l’épicentre de la polémique publique sur la «juste prescription», le tout dans le sillage d’un coup d’édition. De quoi déboussoler nombre de malades.

En Afrique, moins de la moitié des infections VIH ont lieu au sein de couples sérodifférents

Deux articles de modélisation récents posent la question de la part des infections survenant au sein de couples stables sérodifférents (un partenaire séropositif, un partenaire séronégatif) dans l’épidémie globale sévissant en Afrique Sub-saharienne. La question est majeure pour la prévention VIH : elle revient indirectement à poser celle de l’échelle à laquelle proposer des interventions de prévention telles que le TasP.

Mieux dépister pour une meilleure prévention

Comment mieux dépister ? C’est l’une des questions auxquelles la Confé­rence de Washington a essayé de répondre. L’enjeu est de taille : mieux dépister c’est, au niveau individuel, favoriser l’instauration rapide d’un traitement antirétroviral (ARV) qui réduit morbidité et mortalité. C’est aussi, au niveau collectif, agir sur le propagation du virus, en réduisant les risques de transmission : une personne qui se sait séropositive protège davantage ses partenaires qu’une personne qui ignore son statut sérologique, et les effets du «traitement comme prévention» (TasP) font l’objet d’un consensus scientifique de plus en plus large.

Le TasP toujours plus présent

Après le « scoop » des résultats de l’essai HPTN 052 à la conférence de l’IAS de Rome en juillet 2011, la question de l’utilisation du TasP (treatment as prevention) reste très présente. L’occasion de revenir sur les questions posées sur son indiscutable efficacité, au moins sur les couples sérodiscordants en Afrique.

Où en est-on avec la circoncision, cinq ans après les recommandations de l’OMS et de l’Onusida ?

Alors même que les ligues anticirconcision de l’enfant aux Etats-Unis manifestaient au fronton du Palais des congrès de Washington, à l’intérieur se construisait un débat technique, politique et éthique en matière de «scaling up» (montée en puissance) de la circoncision en Afrique. Revue de détails.

L’Amérique du VIH, pays moyennement développé

C’était un rien spectaculaire cette Amérique qui recevait, en pleine période électorale, le monde entier de la lutte contre le sida dans la conférence AIDS 2012. Hors CROI, cette fois, mais avec les per­sonnes atteintes (PLWA) qui avaient «droit», Obama oblige, au passage des frontières. L’occasion de mettre l’accent sur le déficit de la «cascade» américaine : dépi­stage-suivi-traitement ; essentiellement pour cause d’insuffisance de couverture sociale. Surtout com­paré à la cascade française qui, en ­évaluant l’épidémie cachée en France, ­­revisite la question du coût-efficacité des politiques de dépistage.

Epidémies généralisées et concentrées : une épidémie peut en cacher une autre

Petit retour succinct sur les définitions utilisées par l’Onusida. Une épidémie est dite généralisée lorsque la prévalence du VIH (soit la proportion de personnes infectées par le VIH) dépasse 1% dans la population générale adulte (entendre le plus souvent 15-49 ans). Si, en revanche, la prévalence du VIH en population générale est inférieure à 1% mais dépasse 5% dans des sous-populations dites «vulnérables» (comme les professionnel(le)s du sexe (PS), les hommes ayant des rapports sexuels entre hommes (HSH) ou les usagers de drogues par voie intraveineuses (UDVI)), Onusida parle alors d’épidémie concentrée. Depuis 2006, le terme d’épidémie hyperendémique ou épidémie massive est également employé pour qualifier les épidémies d’Afrique australe où la prévalence dépasse les 15%. </

Le VIH chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes

La conférence de l’IAS a «coïncidé» avec la sortie d’un numéro spécial de l’hebdomadaire britannique The Lancet consacré aux déterminants médico-sociaux-comportementaux de l’infection à VIH chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), même si l’auteur de cet article panoramique préfère le terme «gay». L’occa­sion pour le comité scientifique de la conférence d’organiser une revue de détail sous la forme d’une session dédiée aux auteurs de ce numéro spécial du Lancet et à ses thèmes spécifiques.

Pour une prévention attentive aux situations de vulnérabilité. Relire François Delor.

Les débats contemporains sur la prévention du VIH parmi les gais laissent parfois une étrange impression. À l’heure de la biomédicalisation accrue de la gestion des risques, il apparait en effet parfois difficile pour beaucoup d’acteurs de prévention d’atteindre le niveau d’expertise suffisant pour en saisir toutes les subtilités et se forger une conviction. Dans ce contexte, quel peut être le rôle des sciences sociales pour comprendre les évolutions à l’oeuvre?

France : Les chiffres du sida en 2012

En 2011, environ 6100 personnes ont découvert leur séropositivité VIH, un chiffre comparable à celui de 2010 (6262).  32% de ces découvertes ont été faites lors d’une consultation en médecine de ville. L’île-de-France, la Côte d’Azur et la Guyane restent les régions les plus touchées. Environ 30.000 personnes vivent avec le VIH et l’ignorent. 

Sida : en Afrique, les hommes répondent moins bien au traitement

Plus de 25 millions de personnes sont infectées aujourd’hui par le virus du sida en Afrique, parmi lesquelles une majorité de femmes. Cependant, une étude conduite par des chercheurs d’ Epicentre(1) et de l’IRD révèle que les hommes réagissent moins bien au traitement. L’ étude, basée sur quatre programmes de Médecins sans frontières France au Malawi, en Ouganda et au Kenya, montre que la reconstitution immunitaire est plus lente chez les hommes que chez les femmes.

La prévention des pratiques à risques chez les gays

La prévention chez les gays/HSH est une priorité absolue du plan national de lutte contre le sida et les IST 2010-2014. Un récent numéro spécial du Lancet (juillet 2012) et une session entière de la dernière conférence internationale, à Washington, ont mis l’accent sur les hauts niveaux de prévalence du VIH chez les gays, sur le déficit d’efficacité de la prévention et sur les « nouvelles prises de risques » liées notamment aux usages de drogues dans un contexte de pratiques sexuelles elles-mêmes à risques.