Femmes trans sous PrEP : la rétention reste un défi

Publiés dans Sexually Transmitted Infections, les résultats du suivi de 209 femmes trans sous PrEP à l’hôpital Bichat (Paris) documentent un taux d’interruption trois fois supérieur à celui observé dans PREVENIR, la cohorte francilienne de référence chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH). Aucune variable individuelle (âge, travail sexuel, traitement hormonal) n’explique cet écart. C’est ce constat qui a poussé la clinique et l’association Acceptess-T à repenser leur modèle avec « PrEP à porter », dont les résultats préliminaires seront présentés à l’AFRAVIH 2026 à Lausanne.

La PrEP chez les femmes, aujourd’hui et demain 

Alors que les femmes représentent 30% des nouvelles infections VIH en France —et 45% dans le monde—, elles ne comptent que pour 6% des initiations de PrEP du 1er semestre 2025. Un signal de l’inadéquation aux besoins des femmes des modèles de PrEP existants. De nouvelles recommandations européennes et les formulations injectables ouvrent des perspectives encourageantes.