HPV : «Plus on vaccine tôt, plus on a de chances de prévenir un cancer»

À 58% de couverture pour une dose à 15 ans, à peine 48% pour deux doses à 16 ans: la France reste très en deçà des pays qui voient déjà le cancer du col de l’utérus en voie d’éradication. Pour le Pr Geoffroy Canlorbe, gynécologue cancérologue à la Pitié-Salpêtrière, secrétaire de la Société française de colposcopie et de pathologie cervico-vaginale (SFCPCV) et vice-président du CRCDC France, le constat est sans appel: «on est à la ramasse.» Vaccination, dépistage, partenaires, immunité: il revient en détail sur un dossier compliqué, où les blocages persistants n’empêchent pas de vrais succès en 2026.

Femmes trans sous PrEP : la rétention reste un défi

Publiés dans Sexually Transmitted Infections, les résultats du suivi de 209 femmes trans sous PrEP à l’hôpital Bichat (Paris) documentent un taux d’interruption trois fois supérieur à celui observé dans PREVENIR, la cohorte francilienne de référence chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH). Aucune variable individuelle (âge, travail sexuel, traitement hormonal) n’explique cet écart. C’est ce constat qui a poussé la clinique et l’association Acceptess-T à repenser leur modèle avec « PrEP à porter », dont les résultats préliminaires seront présentés à l’AFRAVIH 2026 à Lausanne.

La PrEP chez les femmes, aujourd’hui et demain 

Alors que les femmes représentent 30% des nouvelles infections VIH en France —et 45% dans le monde—, elles ne comptent que pour 6% des initiations de PrEP du 1er semestre 2025. Un signal de l’inadéquation aux besoins des femmes des modèles de PrEP existants. De nouvelles recommandations européennes et les formulations injectables ouvrent des perspectives encourageantes.