ANRS

ANRS

France Recherche Nord&Sud Sida-HIV Hépatites

L'ANRS (France Recherche Nord&Sud Sida-HIV Hépatites) est l’agence française de recherches sur le VIH/sida et les hépatites virales. Elle a pour objectif d'acquérir de nouvelles connaissances afin d’aider, au Nord comme au Sud, à améliorer la prévention de ces infections et la prise en charge des personnes atteintes.

L'ANRS fédère, autour de grandes priorités scientifiques, des chercheurs de toutes les disciplines (recherches fondamentale, clinique, en santé publique, sur le vaccin...) et des médecins appartenant aux organismes de recherche français (Inserm, CNRS, Institut Pasteur, IRD, universités) et aux hôpitaux. L'agence réunit, dans des "Sites ANRS", chercheurs du Nord et du Sud autour de projets de recherche qui s'inscrivent dans les priorités de santé des pays en développement.

Son budget annuel, environ 45 millions d’euros, lui est attribué par les ministères français en charge de la Recherche, des Affaires étrangères et de la Santé.

L'ANRS en chiffres :

- 2 appels d'offres annuels,
- 260 projets de recherche déposés environ chaque année,
- un réseau de plus de 300 services hospitaliers et 60 études cliniques en France,
- près de 500 publications scientifiques.

101, rue de Tolbiac / 75013 Paris / France tel. 33.(0)1.53.94.60.00 / fax 33.(0)1.53.94.60.01 information@anrs.fr

Ses publications (66)

TasP : bénéfices d’un dépistage à domicile et de cliniques de proximité en Afrique du Sud

L’essai ANRS TasP coordonnée par Joanna Orne-Gliemann (Inserm) et Collins Iwuji (AHRI) a permis de conclure que, dans une population rurale d’Afrique du Sud fortement touchée par le VIH, une proposition répétée de dépistage à domicile ainsi qu’une mise à disposition de cliniques de prise en charge de proximité permettaient d’augmenter la proportion de patients sous traitement et présentant une charge virale indétectable. Ces résultats font l’objet d’une communication orale par Joseph Larmarange (IRD) ce mardi 24 Juillet lors de la 22e conférence internationale sur le VIH/SIDA, AIDS 2018, qui se déroule à Amsterdam du 23 au 27 juillet 2018.

Visualisation en temps réel de l’infection de la muqueuse génitale par le VIH

Le VIH-1 est majoritairement transmis lors de rapports sexuels non protégés. Dans ce cas, le virus pénètre au niveau des muqueuses génitales lors de contacts avec des sécrétions génitales infectées. Une équipe de chercheurs de l’Inserm, du CNRS et de l’Université Paris Descartes à l’Institut Cochin, soutenue par l’ANRS, a observé le processus d’infection d’une muqueuse par le VIH-1 in vitro. Ces observations permettent de visualiser pour la première fois en temps réel la formation de synapses virologiques, ces zones de contact entre les cellules infectées et les cellules épithéliales de la muqueuse génitale. La connaissance précise de la séquence des évènements infectieux est précieuse pour concevoir de nouvelles approches thérapeutiques visant à bloquer la formation des réservoirs viraux au niveau des muqueuses. Ces résultats sont publiés le 8 mai 2018 dans la revue Cell Reports.

Déjà plus de 1000 participants pour l’étude ANRS Prévenir

Alors que la conférence internationale CROI 2018 (Conference on retrovirus and opportunistic infections) s’achève en montrant les bénéfices ainsi que les difficultés dans la mise en place de la prophylaxie préexposition (PreP), l’étude ANRS Prévenir a déjà inclus plus de 1000 volontaires. Cette étude promue par l’ANRS et dont l’association AIDES est partenaire, vise à améliorer l’offre de PrEP (prophylaxie pré-exposition) en Île-de-France dans le contexte de l’initiative Paris sans Sida et région Ile de France sans Sida, et à évaluer l’impact de cette stratégie de prévention sur l’épidémie du VIH/SIDA.

VHC : validation d’un traitement face à l’échec thérapeutique

L’essai ANRS REVENGE démontre l’efficacité d’une combinaison sofosbuvir et grazoprevir/elbasvir associée à la ribavirine dans le traitement de patients infectés par le virus de l’hépatite C et en échec thérapeutique suite à la prise d’un premier traitement par agents antiviraux directs (AAD). Cet essai mené par le Pr Victor de Lédinghen (Service d’Hépato-Gastroentérologie et d’Oncologie digestive, CHU Bordeaux, Inserm UMR 1053) et ses collègues, permet d’apporter une solution thérapeutique pour ces patients difficiles à traiter. Les résultats de ces recherches font l’objet d’une publication dans la revueClinical Infectious Diseases.

VIH : les bénéfices d’un traitement préventif de la tuberculose sont confirmés

Le suivi prolongé de l’essai ANRS TEMPRANO confirme que la chimioprophylaxie antituberculeuse chez les personnes infectées par le VIH est plus que jamais d’actualité dans les pays du sud. Cette prise médicamenteuse préventive réduit la mortalité, même chez les personnes qui prennent un traitement antirétroviral et qui ont un compte de lymphocytes T CD4+ élevé. L’essai ANRS TEMPRANO a été mené par des chercheurs du site ANRS de Côte d’Ivoire qui rassemble des équipes de l’Inserm (Unité 1219 Bordeaux population health, Université de Bordeaux), du Service des Maladies Infectieuses et Tropicales du CHU de Treichville et de 8 autres centres de prise en charge de l’infection à Abidjan. Ces résultats, qui font l’objet d’une publication dans la revue The Lancet Global Health le 9 octobre 2017, devraient encourager les pays où le poids de la tuberculose est fort, à appliquer les recommandations de l’OMS en la matière.