CROI 2021: «Un désastre peut frapper vers la fin du voyage»

On l’attendait cette confrontation, elle était annoncée dans le programme: celle qui oppose et unit la lutte contre le sida et la lutte contre la Covid-19. Une confrontation, hors du temps, de deux pandémies de dimension et de soudaineté différentes, mais de violence conjuguée, en une convergence où la dimension socioéconomique est un facteur déterminant de toute pathologie émergente pandémique et potentiellement grave.

ANRS-MIE : le budget insuffisant inquiète chercheurs et associations

Le monde de la recherche, de la lutte contre le sida et plus généralement des maladies infectieuses s’inquiète de la faiblesse du budget de fonctionnement de la structure créée suite à la fusion de l’ANRS et de REACTing. Beaucoup craignent une fragilisation de la réponse aux épidémies émergentes et de VIH.

Covid 19 : Les leçons oubliées de la démocratie sanitaire

Le virus Sars-CoV-2 a replongé les séropositifs et les acteurs de la lutte contre le sida dans une période qu’ils croyaient dépassée (cf. cet article). Les morts, l’inconnu, la stigmatisation des uns, le soupçon sur tous, l’imposition des «gestes barrières», la distanciation physique, la désinfection, les discriminations –racistes, envers les Asiatiques, puis les gays, certains religieux s’en donnant à cœur joie dans ce grand revival de la rumeur, pire alliée du virus… «La rumeur peut tuer autant que le virus», rappelait William Dab, ancien directeur général de la Santé, dans le Journal du dimanche du 29 février.

Covid-19 en Afrique : L’Onusida et l’OMS craignent une augmentation dramatique du nombre de décès liés au VIH

La perturbation des services sanitaires à cause de la crise du COVID-19, autant dans l’accès au traitement qu’en prévention, pourrait entraîner des centaines de milliers de décès supplémentaires dus au VIH, si des efforts spécifiques, en particulier financiers, ne sont pas mis en place.

Génériques et mention «non substituable»: des changements et des restrictions au 1er janvier 2020

Depuis le 1er janvier 2020, la prise en charge des médicaments a évolué dans le but de favoriser encore plus le recours aux génériques. Désormais, si un substitut générique existe, les patients devront avancer le prix du princeps pour l’obtenir, et ne seront remboursés que partiellement à hauteur du prix du générique.

Le Fonds mondial fait le plein

Objectif atteint : le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a obtenu pour 14,02 milliards de dollars de promesses, à l’issue de la 6e conférence de restitution qui s’est déroulée à Lyon, les 9 et 10 octobre. Quatorze milliards de dollars étaient nécessaires selon les estimations du Fonds mondial pour assurer ses programmes les trois prochaines années et maintenir la progression des épidémies.

Les antirétroviraux boostent les génériques en France

L’histoire de la lutte contre le VIH/sida, en plus de 35 années, a permis de réécrire tout un pan de la médecine, de la recherche clinique, de l’éthique médicale, des soins palliatifs, de l’annonce des maladies chroniques ou mortelles, de la biologie moléculaire, de la santé sexuelle, de la relation soignants/soignés, etc. Il est possible que dans un même mouvement, la lutte contre le sida modifie en profondeur l’image des génériques qu’ont prescripteurs et patients.