Nouvelles contaminations VIH en 2017: Pourquoi les chiffres français sont-ils mauvais

Les chiffres des nouvelles contaminations pour l’année 2017 viennent d’être rendus publics par Santé publique France. Contrairement à de nombreux pays occidentaux, ils ne sont pas encourageants: Aucune baisse du nombre de découvertes de séropositivité n’est à célébrer. Comment expliquer cette spécificité française, à l’heure de la Prep?

Le VIH en France en 2017

Les chiffres français 2017 du VIH, annoncés par Santé publique France, ne sont pas bons: En 2016, 6003 personnes ont découvert leur séropositivité. Les hommes gays et bisexuels représentent 44% de ces personnes et 27% de ces découvertes peuvent être considérées comme tardives. 

Des chiffres tristes et un réel besoin d’innovation en dépistage et prévention diversifiée

On a beau triturer les chiffres dans tous le sens, les données actualisées sur l’infection à VIH et les IST en France produites à l’occasion de la journée du 1er décembre par Santé Publique France demeurent une mauvaise nouvelle. Pis encore, plusieurs mauvaises nouvelles auxquelles dont on ne saurait s’habituer, tiennent en une seule: cette apparente stabilité, tant du nombre de découverte de séropositivité (6 000 en 2016 : – 5 % ) que celui du dépistage VIH en France (5.4 millions de tests : + 4 %), a de quoi dérouter si on ne tente pas d’en expliquer les mécanismes.

PREVAGAY 2015 : Une prévalence toujours élevée chez les HSH en France, y compris les plus jeunes

Les résultats de la deuxième étude PREVAGAY viennent d’être publiés: la prévalence reste élevée chez les hommes ayant des rapports avec des hommes (HSH), et ce même au delà de Paris, terrain unique de l’enquête Prevagay précédente, et y compris parmi les plus jeunes.

Dernières nouvelles de l’épidémie aux USA: le poids des facteurs sociaux

Deux médecins du Center of Disease Control (CDC) d’Atlanta, Sonia Singh (N°30) et Nicole Crepaz (N°31), ont fait le point sur l’épidémiologie actuelle du VIH aux USA chez les plus de 13 ans. Comme dans d’autres pathologies, les données présentées montrent que les fractures sanitaires au sein d’une population sont souvent des fractures sociales.

Quelles sont les dynamiques du VIH en France?

L’enjeu de faire une photographie des moteurs et dynamiques de l’épidémie de VIH, en France, Virginie Supervie, chercheure à l’Inserm, y travaille au quotidien. Lors du Congrès de la Société française contre le sida (SFLS) à Montpellier, la chercheure a présenté de nouvelles données. Retour sur sa présentation. Un article publié précédement sur Seronet

San Francisco: baisse du nombre des infections VIH et mise sous traitement ARV plus rapide, malgré des inégalités d’accès

Le ministère de la santé publique de San Francisco a publié le 1er septembre son rapport épidémiologique annuel 2015 pour le VIH/sida. Un rapport attendu, tant la ville américaine fait figure de modèle, et qui montre que le nombre d’infections par le VIH nouvellement diagnostiquées a continué de baisser, que les gens vivant avec le VIH ont plus rapidement accès aux soins et parviennent à une suppression de la charge virale plus tôt. Mais des disparités importantes demeurent, qui concernent en particulier les hommes et les femmes afro-américaines, qui ne profitent pas autant de ses progrès que la population de la ville dans son ensemble.

VIH en France: Première cartographie régionale de l’épidémie

Une étude soutenue par l’ANRS (France REcherche Nord&sud Sida-hiv Hépatites) fournit pour la première fois, grâce à une modélisation statistique, une cartographie régionale de l’épidémie du VIH en France. Les résultats de cette étude sont présentés lors de la 21ème Conférence internationale sur le SIDA (AIDS 2006) qui se tient à Durban (Afrique du Sud) du 18 au 22 juillet 2016.