Ces praticiens qui ont une dent contre les séropos
AIDES dévoile les résultats d’une opération de testing unique en France, menée auprès de 440 chirurgiens-dentistes. Les résultats font froid dans le dos.
AIDES dévoile les résultats d’une opération de testing unique en France, menée auprès de 440 chirurgiens-dentistes. Les résultats font froid dans le dos.
25 000 patients atteints d’hépatites B ou C. Tel est l’objectif de recrutement de la cohorte CO22 HEPATHER de l’ANRS. Cet outil unique va permettre de répondre à de très nombreuses questions sur l’évolution de ces infections, et pour l’hépatite C, sur l’efficacité et la tolérance à long terme des nouvelles molécules. Pour en savoir plus, le Pr Stanislas Pol, investigateur-coordinateur de la cohorte, répond à nos questions.
A l’issue de la journée de travail du 29 mai 2015 à Paris, l’AFEF (Association Française pour l’Etude du Foie) a publié ses recommandations sur la prise en charge des hépatites chroniques virales C.
Malgré les recommandations de l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) qui préconisent une mise sous traitement antirétroviral précoce des personnes infectées par le virus du VIH, on constate que cette initiation est toujours trop tardive, notamment dans les pays à revenu moyen et faible. Un écart existe donc entre recommandations et ce qui se passe sur le terrain. Dans une étude publiée en ligne dans le Bulletin de l’OMS, l’équipe du Dr Dominique Costagliola (directrice de l’Institut Pierre Louis d’Épidémiologie et de Santé publique – UMR S 1136 – Inserm / UPMC), en collaboration avec les sites ANRS (France REcherche Nord&sud Sida-hiv Hépatites) du Cameroun et de la Côte d’Ivoire, propose deux nouveaux indicateurs permettant d’évaluer les interventions mises en place sur le terrain pour accélérer l’accès aux traitements.
Le succès d’une thérapie ARV, qui se traduit par une charge virale indétectable, un bénéfice clinique maximal et un risque négligeable de transmission sexuelle du VIH, est tributaire de hauts niveaux d’observance.
Le diagnostic du VIH n’est que la première étape du parcours de soin des personnes infectées. Idéalement, un diagnostic doit être suivi rapidement d’une évaluation de l’éligibilité au traitement (principalement une mesure des CD4), puis d’une initiation du traitement ARV ou d’une ré-évaluation régulière de l’éligibilité. Dans les faits, la continuité à cette étape cruciale de la cascade est loin d’être optimale.
Avec la montée en puissance des traitements ARV dans la plupart des pays africains, l’augmentation de la couverture du dépistage dans les contextes d’épidémie généralisée est maintenant un objectif recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
La PrEP à la demande (prophylaxie pré-exposition) est efficace pour prévenir l’infection par le VIH comme le démontrent les résultats récemment communiqués.
On n’est jamais si bien trahi que par les siens.
Des taux de guérison élevés observés pour un large éventail de génotypes.
Des données appuient les essais en cours évaluant un protocole de traitement raccourci.
Les chiffres de l’affection de longue durée (ALD) pour le VIH soulignent nettement l’existence de deux épidémies concentrées et différentes en Île-de-France. Une parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH) et l’autre parmi les personnes originaires de zones à forte endémie.
Le Conseil national du sida (CNS) a rendu public mercredi 1er avril un Avis suivi de recommandations sur la pénalisation de la transmission sexuelle du VIH en France. Adopté le 19 février dernier, cet avis propose une évaluation des questions juridiques, éthiques, sociétales et sanitaires soulevées par les poursuites pénales intentées en France pour des faits de transmission ou d’exposition au risque de transmission du VIH par voie sexuelle, alors qu’une jurisprudence relativement stable s’est installée.
Des résultats décevants ont été présentés à la CROI sur l’étude FACTS 001. Elle n’a pas réussi à empêcher le VIH parmi un groupe de 2029 femmes âgées de 18 à 30 ans qui utilisaient un gel microbicide à base de ténofovir avant et après les rapports sexuels en Afrique du Sud. Le taux d’infection au VIH, environ 4% par an, a été le même chez les femmes qui prenaient le gel que chez les femmes qui prenaient un placebo.
La sous-représentation des adolescentes dans les essais cliniques sur le VIH peut les empêcher d’accéder aux futures technologies de prévention. La violence domestique, définie de manière générale comme les actes de violence perpétrés par des partenaires intimes et/ou des membres de la famille, peut influer sur la participation aux essais.
La maladie de Nicolas Favre ou lymphogranulomatose vénérienne (LGV) était considérée encore récemment comme une infection sexuellement transmissible survenant principalement en milieu tropical. Le centre de santé sexuel parisien Le 190 a rapporté plusieurs cas dans un poster présenté aux journées de la SFLS 2014.
Il s’agit du premier traitement à base de TAF ayant démontré sa non-infériorité en termes d’efficacité ainsi qu’une amélioration des paramètres rénaux et osseux versus Stribild.
Le fumarate de ténofovir alafenamide (TAF), une nouvelle formulation qui a une concentration sanguine moins élevée mais qui atteint un taux beaucoup plus élevé dans les cellules, est aussi efficace que la version actuellement disponible, le fumarate de ténofovir disoproxil (TDF). De plus, il a moins d’effets néfastes sur les reins et les os par rapport au TDF.
Les résultats des essais Proud et Ipergay montrent que la Prep a une efficacité théorique très similaire à celle du préservatif (proche de 90%). Son efficacité réelle dépend comme pour le préservatif de son utilisation au bon moment. Il est alors inentendable de dire ça marche mais utilisez quand même des préservatifs. Il faut aller plus loin et tenir un discours compréhensible et utile en utilisant la notion de double protection.
L’arrêt du tabac est d’autant plus nécessaire pour les personnes vivant avec le VIH qu’ils ont un risque accru de développer des maladies cardiovasculaires et des cancers. Indiqué dans l’aide au sevrage tabagique, la varénicline (Champix®) est un traitement tout aussi efficace chez les personnes infectées par le VIH que dans la population générale, selon l’étude multicentrique française ANRS 144 Inter-ACTIV, dirigée par le Pr Patrick Mercié (Hôpital Saint-André, CHU de Bordeaux). Les résultats ont été présentés à l’oral lors de la 22ème Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI 2015), qui s’est déroulé à Seattle (Etats-Unis).