Le «patient de Berlin» difficilement reproductible
L’«éradication» de l’infection chez le patient de Berlin a poussé d’autres équipes à tenter de reproduire le résultat, sans grand succès pour l’instant.
L’«éradication» de l’infection chez le patient de Berlin a poussé d’autres équipes à tenter de reproduire le résultat, sans grand succès pour l’instant.
Selon les résultats définitifs de l’essai ANRS Temprano, le traitement antirétroviral précoce et la mise sous traitement préventif contre la tuberculose réduisent drastiquement les risques de morbidités chez les personnes vivant avec le VIH et devrait être recommandée comme une procédure standard de prise en charge.
La CROI se termine toujours sur un bilan. Pour certains, ce ne sont simplement que quatre jours de perdus pour comprendre les règles sociales US (tips, regards, ascenseur, séduction, fine…), pour quelques uns ce n’est que regrets de tous les abstracts qu’on aurait pu soumettre, pour d’autres enfin c’est la conscience qu’il n’y a vraiment plus rien à acheter chez Banana Republic ou chez Abercrombie & Fitch, qui nous sauva du ridicule en rentrant.
Les inhibiteurs de maturation agissent à une étape particulièrement tardive du cycle de réplication virale, après que le virus soit sorti de la cellule. En empêchant un processus crucial qui rend le virus pleinement fonctionnel, ils préviennent la contamination d’autres cellules, et stoppent ainsi la progression de l’infection.
Une session de la CROI s’est intéressée aujourd’hui au serosorting – faire intervenir dans le choix d’un partenaire sexuel à la fois le statut sérologique de ce dernier, et le sien propre. Malheureusement, sans aborder vraiment les motivations des partenaires ou l’efficacité possible de ces pratiques.
La CROI est aussi l’occasion de dresser le constat des expériences qui marchent et des programmes qui font reculer l’incidence et la morbidité. Mais aussi de déterminer ceux et celles qui restent sur le carreau du test and treat.
Cela était inscrit : cette CROI 2015 serait dévolue à la prévention VIH, ou ne serait pas.
Pour les couples sérodiscordants, les cART et la PreP ont toutes deux montré des bénéfices en terme de protection contre le VIH dans des études cliniques en Afrique. Ce projet est une étude ouverte d’intervention, prospective, utilisant les cART et la PreP dans la prévention de la transmission du VIH chez des couples hétérosexuels sérodiscordants avec un risque élevé d’acquisition du VIH, au Kenya et Uganda, associés aux mesures classiques de prévention.
Cet essai de phase II, initié en 2011 chez des adolescents vise à évaluer l’intérêt d’un traitement (EFV + 2 INTI) discontinu (5/7 jours) par comparaison à ce même traitement en continu sur le maintien de l’indétectabilité du VIH. Cette étude avait pour ambition d’optimiser le bénéfice d’un ART tout en minimisant sa toxicité à long terme. Pour cela, il faut à la fois prévenir la résistance et maintenir les options futures. Cela est particulièrement important chez les adolescents destinés à être traités leur vie durant.
Bluma Brenner, du Lady Davis Research Institute et du McGill AIDS Centre, à Montréal, travaille depuis de nombreuses années sur les similarités entre les souches présentées par les personnes vivant avec le VIH (PvVIH) suivies dans cette ville, et en particulier sur la propagation d’une seule souche au sein d’un même groupe.
En France, le Truvada® ne peut pas, aujourd’hui, être prescrit pour un usage préventif. En Janvier 2013, les associations Aides et Warning ont demandé à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) d’étendre la prescription du Truvada® à travers une recommandation temporaire d’utilisation (RTU) pour permettre aux populations exposées d’avoir accès à la Prophylaxie pré-exposition. Les impressionnants derniers résultats de l’étude Ipergay devraient galvaniser les associations.
Les chercheurs, conduits par Christine Rouzioux (Necker) et Asier Sáez-Cirión (Pasteur) ont étudié la relation entre les lymphocytes NK (Natural Killer) et le contrôle de l’infection chez des patients dont la charge virale reste indétectable (non virémiques) après une interruption de traitement ARV précoce. Ces résultats ont été présentés par Daniel Scott-Algara (Pasteur) ce mardi à la CROI 2015.
Pour tout croiiste qui se respecte, il y a un avant, et un après la CROI. L’avant est un exercice de style : anticiper sur les tendances, chasser le recyclage, décrypter le Pocket program, et pour nous, heureux(ses) rédacteurs/trices du e-journal en direct, subodorer les vrais nouvelles scientifiques – à défaut de scoops – les recettes, ou les pistes de recherche innovantes. Voire, faire parler les embargos.
Les résultats de l’étude ANRS réalisée auprès d’hommes gays montre qu’en intention de traiter, le pourcentage de réduction du risque relatif est de 86%, soit le plus élevé jamais observé dans un essais de prophylaxie pré-exposition (Prep). Tout semble indiquer que cette prévention, lorsqu’elle est prescrite et bien prise dans les conditions d’un essai de ce type, avec l’accompagnement important que l’on sait, donne des niveaux de protection chez les personnes observantes proche de 100%.
Les principaux résultats de l’étude VOICE, qui n’avait pas réussi à montrer l’intérêt préventif de la Prep, viennent d’être publiés dans le New England Journal of Medicine (NEJM). L’échec de l’essai serait en fait dû en grande partie à une observance extrêmement faible chez les participantes; l’utilisation d’antirétroviraux (ARV) en prévention ne pouvant bien sûr être évaluée que si les médicaments sont effectivement utilisés.
YAOUNDÉ, Cameroun – Les autorités camerounaises et le Fonds mondial ont aujourd’hui réaffirmé leur partenariat en signant un accord de subvention de 77 millions d’euros.
La subvention vise une couverture universelle et permettra de distribuer 15,8 millions de moustiquaires dans le cadre d’une campagne à grande échelle. Cette initiative devrait protéger 1,6 million de femmes enceintes qui recevront des traitements pour prévenir le paludisme.
Une équipe sud-africaine a publié des résultats encourageants concernant les greffes de reins entre personnes vivant avec le VIH (PvVIH). Pour ces chercheurs, la transplantation depuis un donneur séropositif est une option de traitement supplémentaire pour les PvVIH souffrant d’insuffisance rénale.
Les avantages de la restauration immunitaire conférés par un traitement précoce à base d’antirétroviraux (ARV) débuté peu après l’infection sont perdus si le traitement est interrompu par la suite. C’est le message clé de cette nouvelle publication issue de la cohorte ANRS PRIMO qui a déjà beaucoup produit.
Les femmes enceintes vivant avec le virus de l’hépatite C (VHC) présentent un risque de près de 6% de transmettre le virus à leur enfant. Ce risque est doublé si elles sont co-infectés par le VIH.
Selon une étude réalisée en Namibie, plus de la moitié des adultes séropositifs fréquentant une clinique à Windhoek sont confrontés à une grave insécurité alimentaire, associée à une mauvaise observance thérapeutique.