Aedes aegypti : comment ce moustique africain est-il devenu un ennemi public majeur

À l’instar de nombreux processus évolutifs, le moustique Aedes aegypti n’est pas devenu l’un des principaux vecteurs mondiaux de virus humains de façon soudaine. Une équipe internationale met en lumière l’évolution génétique ayant permis à cette espèce, initialement présente dans les forêts africaines, de devenir un super-vecteur.

Covid long : enseignements des États-Unis, enjeux pour la France

Trois grandes études américaines publiées en 2025 documentent les séquelles durables de la pandémie : hausse des douleurs chroniques, limitations professionnelles et cognitives, aggravation de la santé mentale et persistance des inégalités sociales. Des résultats qui résonnent avec les données françaises et appellent à une approche globale du Covid long, à la croisée des soins médicaux et des politiques sociales.

LC16m8 : un vaccin ancien remis au cœur de la lutte contre le mpox en Afrique

La RDC lance une campagne de vaccination d’ampleur contre le mpox, basée sur un vaccin vivant atténué, le LC16m8. L’étude observationnelle réalisée en parallèle devrait permettre de récolter des données importantes pour éclairer les stratégies vaccinales face au clade I de cette maladie réémergente.

Chikungunya, grippe aviaire, fièvre hémorragique Crimée Congo… Quel est le risque en France ?

Alors que le nombre de cas de chikungunya atteint un niveau inédit en France, d’autres zoonoses inquiètent les autorités sanitaires qui multiplient les mesures de prévention sur le sol français, ont indiqué plusieurs spécialistes à l’occasion d’un point presse organisé le 4 septembre par l’ANRS.

Du sud au nord : comment le moustique tigre redessine la carte des épidémies

Le moustique tigre (Aedes albopictus), originaire d’Asie du Sud-Est, s’installe durablement en France et en Europe. Une étude parue dans Global Change Biology (Radici et al., 2025) montre que cette espèce invasive a rapidement colonisé sa « niche climatique » en France, sous l’effet conjugué du réchauffement global et de l’urbanisation. Et avec lui, c’est le risque d’arboviroses – dengue en tête – qui s’étend vers le nord du continent.

Vacciner vite, vacciner bien ? Les dilemmes de la réponse au chikungunya à La Réunion

La lutte contre le chikungunya repose exclusivement sur la prévention de la transmission : protection individuelle contre les piqûres de moustiques, lutte antivectorielle pour réduire les populations d’Aedes, et vaccination lorsqu’elle est disponible. Il n’existe à ce jour aucun traitement curatif spécifique.

Comment les chercheurs ont reconstitué 37 000 ans d’épidémies : plongée dans la paléo-épidémiologie moléculaire

Grâce aux outils de la génétique ancienne, une équipe internationale a dressé une carte inédite des infections humaines à travers l’histoire de l’Eurasie. En analysant l’ADN de plus de 1300 individus, les chercheurs révèlent comment la sédentarisation, l’élevage et les migrations ont façonné l’émergence et la circulation des maladies infectieuses.

Prévenir les pandémies en empêchant le « spillover »

Et si nous pouvions prévenir les pandémies non pas après l’apparition des premiers cas humains, mais avant même qu’elles ne touchent l’homme, en empêchant le franchissement de la barrière d’espèce ? Un article, signé par deux chercheuses américaines, propose une feuille de route pour prévenir les pandémies à la source.

Dengue, peau et ascendance génétique

La peau, première barrière, déterminerait l’évolution de l’infection par le virus de la dengue.

La peau est une barrière dynamique qui établit une frontière nette entre l’hôte et le monde extérieur constitué de toutes sortes d’agresseurs physiques, chimiques et biologiques. C’est un organe immunitaire actif qui détermine souvent l’évolution et la gravité de l’infection par les microorganismes qui y pénètrent. Une récente étude ouvre des pistes pour comprendre comment dans le cas de la dengue cette réaction cutanée initiale influe sur les étapes ultérieures. Ne seront pas abordés ici les signes cutanés de la maladie.

Covid-19 : persistance d’un surrisque cardiovasculaire pendant 18 mois

Une étude de grande envergure menée en Corée du Sud et au Japon confirme un surrisque cardiovasculaire prolongé après une infection par le Sars-CoV-2, quel que soit le variant, et même après des formes peu sévères. Toutefois, si le risque relatif est significativement élevé, le risque absolu demeure faible. Et la vaccination semble l’atténuer.

Moustique tigre : une expansion inquiétante

Observé pour la première fois en France en 1999, le moustique tigre a connu une expansion fulgurante depuis 2004 ; il est actuellement implanté dans 81 départements métropolitains ainsi que dans 14 pays européens. Une situation qui présente des enjeux importants, car Aedes albopictus est un vecteur potentiel de nombreuses maladies telles que la dengue, le chikungunya ou encore Zika.

Se préparer et répondre aux pandémies

Le traité sur les pandémies a été adopté en mai 2025 par l’Assemblée générale de l’OMS : d’âpres tractations, des compromis déséquilibrés au détriment des pays à revenus faibles ou intermédiaires, des protocoles majeurs repoussés et encore à négocier, puis l’entrée en vigueur quand au moins 60 pays l’auront ratifié. Le chemin sera long, mais c’est un pas en avant dans un multilatéralisme fortement ébranlé.

Vaccins et personnes âgées : l’exemple du chikungunya et des limites des vaccins vivants atténués

La survenue récente d’évènement indésirable grave chez les sujets de plus de 65 ans avec le vaccin vivant atténué Ixchiq® contre le chikungunya, développé par Valvena®, a conduit à arrêter la vaccination dans cette population. L’objet du présent article est de faire le point sur les connaissances concernant la tolérance des vaccins chez les seniors en insistant notamment sur la problématique de l’utilisation chez eux des vaccins vivants atténués.