Les associations entre espoir et inquiétude

La version finale du Plan, rendue publique en toute discrétion début novembre, après de multiples allers-retours, a plutôt séduit les associations. Et pour cause, la copie a été préparée avec leur aide. Mais l’inquiétude demeure : les promesses seront-elles tenues ? Nous avons recueilli les points de vue d’Act-Up Paris, Aides et Sidaction.

Au risque de l’inertie

En décembre 2010 enfin le Plan est arrivé. A première vue, la clarté de la présentation du document imprimé ne laisse rien apparaître des affres de la gestation et de la confusion qui l’a entourée. On la devine, certes, avec la liste imposante des membres groupes de travail pléthoriques, au moins sur le papier et des avis, rapports et recommandations dans lesquels ses auteurs étaient enjoints d’enraciner des propositions nouvelles.

L’actualité de la CROI par l’ANRS

La XVIIIe conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI 2011) vient de se dérouler à Boston du 27 février au 2 mars. Plusieurs études, soutenues par l’ANRS permettent de mieux comprendre les mécanismes de l’infection par le virus du sida ou, encore, d’améliorer la prise en charge thérapeutique de la maladie au nord et au sud.

PrEP : Médecins et militants débattent d’Ipergay

Ce qui n’était encore qu’un projet prend forme à l’Agence nationale de recherches sur le sida (ANRS). Dans quelques mois, à Paris, Lyon et à Montréal, les gays séronégatifs ayant des rapports sexuels pas toujours protégés se verront proposer de participer à un essai de recherche bio-médicale, Ipergay (pour Intervention préventive de l’exposition aux risques avec et pour les gays).

Des ciseaux moléculaires contre le VIH, science ou fiction?

Rendre par thérapie génique, le système immunitaire résistant au VIH. On en parle depuis longtemps, mais c’est la première fois que des résultats mobilisent autant d’attention à la CROI. Sûreté, efficacité, coût, applicabilité à large échelle, cette technique personnalisée, dite des ciseaux moléculaires, suscite de nombreux débats.

Copieux

S’il est un adjectif qui colle parfaitement à ce cinquième Plan national de lutte contre le VIH/sida, c’est bien l’adjectif « copieux ». Copieux avant tout par les éléments venus nourrir ce plan, probablement sans commune mesure depuis 1989, année de la création, de l’Agence nationale de recherches contre le sida (ANRS).

Le volet Migrants survivra-t-il aux réformes du droit au séjour pour soins ?

Le 12 octobre 2010, trois semaines avant la publication du Plan national de lutte contre le sida 2010-2014, l’Assemblée nationale adoptait, en première lecture, le projet de loi relatif à l’immigration. L’une des dispositions votées touche directement les malades et la santé publique, puisqu’elle remet en cause la possibilité pour les étrangers gravement malades d’obtenir un titre de séjour pour soins.

Accès aux soins des étrangers : le recul

Après avoir réformé l’Aide médicale d’Etat (AME) et instauré un forfait annuel de 30 euros, le gouvernement souhaite modifier le droit au séjour pour raison médicale. Ces deux mesures, dénoncées par de nombreux acteurs, dont la Société française de lutte contre le sida (SFLS), vont dans le sens d’une difficulté d’accès aux soins accrue pour les étrangers, comme le confirme plusieurs rapports.

Acceptabilité d’un essai PrEP chez les homosexuels masculins en France

A l’occasion des Journées scientifiques 2010 des jeunes chercheurs en sciences sociales et VIH/sidaNicolas Lorente (SE4S – Marseille) avait présenté les résultats d’une enquête sur l’acceptabilité d’un essai reposant sur la prophylaxie pré-exposition chez les gays. 

L’expérience de la sexualité chez de jeunes adultes séropositifs

A l’occasion des Journées scientifiques 2010 des jeunes chercheurs en sciences sociales et VIH/sida, Alexandre Mergui (Paris VIII, Inserm) s’est penché sur l’impact du genre et du mode de contamination sur les représentations de la sexualité chez de jeunes adultes vivant avec le VIH.

HPV: une couverture vaccinale insuffisante

«La couverture vaccinale des jeunes filles contre les infections à papillomavirus humains (HPV) est insuffisante», conclut un avis relatif à la vaccination contre les infections à papillomavirus humains des jeunes filles âgées de 14 à 23 ans que le Haut Conseil de la Santé Publique vient de mettre en ligne.