Dépistage du VIH : N’oublions pas les seniors
18% des séropositifs dépistés en 2012 avaient plus de 50 ans.
18% des séropositifs dépistés en 2012 avaient plus de 50 ans.
Une enquête auprès de plus de 7000 gays séronégatifs montre qu’une proportion importante ne fait pas régulièrement de test de dépistage.
A l’occasion de la sortie du livre «Connaissances, attitudes, croyances et comportements (KABP) face au VIH/sida et à d’autres risques sexuels aux Antilles et en Guyane» et de la tenue pour la première fois d’un atelier de recherches sur le VIH et les hépatites en Guyane, l’ANRS consacre sur son site Internet un dossier spécial à l’épidémie du VIH en Guyane.
En France, comme dans d’autres pays industrialisés, l’utilisation des traitements antirétroviraux dans un protocole de prévention de la transmission mère-enfant a permis une décroissance spectaculaire de celle-ci, d’un taux d’environ 20% à moins de 1%. Mais les effets de l’exposition du foetus aux antirétroviraux maternels sont encore peu étudiés.
Le prix du Sovaldi©, nouveau médicament contre l’hépatite C, a été négocié à la baisse par les pouvoirs publics. Le ministère de la Santé annonce ainsi avoir réussi à obtenir le plus bas prix d’Europe, sans parvenir à satisfaire les associations de patients.
Selon le nouveau rapport de l’Onusida intitulé «Accélérer: mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030», en adoptant une approche accélérée dans le financement de la riposte à l’épidémie de sida, près de 28 millions de nouvelles infections à VIH et 21 millions de décès pourraient être évités.
Les stratégies de prévention du VIH basées sur l’effet préventif du traitement antirétroviral (ARV) pour réduire le risque de transmission des personnes infectées par le VIH, le TasP, constituent un réel espoir dans la lutte contre l’épidémie en Afrique subsaharienne. Si des études de modélisation laissent penser que l‘impact d’une telle stratégie conduite dans un « monde idéal » pourrait être sans précédent, de nombreuses questions se posent quant à son efficacité en situation réelle. Parmi les facteurs qui pourraient réduire l’impact de stratégies basées sur le TasP figure la question de la contribution des contaminations récentes à l’épidémie globale.
Le cycle du VHC est complètement différent de celui du VHB, beaucoup plus simple, fragile et plus facile à stopper. La guérison du VHC, avec les nouveaux traitements actuellement disponibles, est une réalité.
Une étude sur New York City qui a modelé l’utilisation de la prophylaxie pré-exposition a obervé que, pour être abordable, la PrEP devra étroitement cibler les HSH les plus à risque de VIH. Dans cette population cible, le niveau d’utilisation devra être très élevé. Une diminution du prix du Truvada, la pilule combinée de ténofovir/emtricitabine actuellement utilisée pour la PrEP, aiderait aussi.
Comprendre les mécanismes de l’immunité innée permettant de réduire la transmission du VIH-1 au niveau des muqueuses tel est l’objectif des études menées par l’équipe du Dr Elisabeth Menu de l’Unité de Régulation des Infections Rétrovirales, laboratoire dirigé par le Pr Françoise Barré-Sinoussi, à l’Institut Pasteur. Ces études soutenues par l’ANRS (France REcherche Nord&Sud Sida-hiv Hépatites) montrent, pour la première fois, que des récepteurs de l’immunité innée impliqués dans la reconnaissance du VIH-1, ainsi qu’une protéine du système immunitaire, l’Interféron gamma (IFN) et le facteur cellulaire de restriction, SAMHD1, jouent un rôle dans le contrôle de l’infection par le VIH-1 au niveau de la muqueuse utérine chez la femme enceinte. Ces résultats font l’objet de deux présentations à l’occasion de la Conférence HIV Research for Prevention (HIVR4P) qui se déroule du 28 au 31 octobre 2014 au Cap en Afrique du Sud..
Le comité indépendant de l’essai ANRS IPERGAY a recommandé que tous les participants de l’essai puissent bénéficier de la prophylaxie pré-exposition (PrEP), après avoir pris connaissance des données sur l’incidence de l’infection par le VIH dans les deux groupes de participants, celui recevant le Truvada® et celui recevant son placebo.
Aucun cas de guérison spontanée de l’infection par le VIH n’a été documenté à ce jour et l’existence de réservoirs complexes pose la question de leur cinétique et des mécanismes de persistance.
Le Pr Bruno Hoen (Pointe à Pitre) a présenté les options recommandées pour l’initiation d’un premier traitement antirétroviral.
Cette actualisation comprend l’intégration des données du rapport « Hépatites » (D Dhumeaux) paru en mai 2014 et remis à jour en septembre 2014 compte tenu de l’évolution rapide des connaissances et de la mise à disposition des nouveaux anti VHC.
Lors de cette première session inaugurale des 20 ans de la SFLS, le Pr JF. Delfraissy a rappelé les nouveaux enjeux – actuels et futurs – de la prise en charge de l’infection par le VIH qu’il s’agisse de la prévention (stratégie en terme de dépistage, collaboration avec le milieu associatif, devenu un véritable acteur de prévention en terme de santé publique), des traitements, des vaccins ou du « cure » (guérison).
Nous avons aujourd’hui les connaissances (épidémiologie, modes de contamination), les méthodes de dépistage avec les TRODs dont certains sont excellents et des traitements antiviraux avec une efficacité qui s’est considérablement améliorée ces dernières années et des taux de guérison virologique qui sont de l’ordre de 90 – 95 % en 2014.
Le comité de pilotage de l’étude PROUD sur la prophylaxie pré-exposition a annoncé le 16 octobre que tous les participants auraient désormais la possibilité de commencer la PrEP en avance sur le calendrier prévu. L’analyse intermédiaire a en effet montré une très haute efficacité de la PrEP.
Le dépistage fréquent et une culture de dépistage chez les hommes gays en général, et pas seulement parmi les hommes qui font des bilans de santé sexuelle, sont peut-être un ingrédient essentiel pour contenir les épidémies de VIH chez les hommes gays dans les centres urbains, suggère une étude de Public Health England.
Proposer un dépistage conjoint du VIH et des hépatites B et C à tout consultant âgé de plus de 18 ans et n’ayant encore jamais fait de test auparavant, telle était la mission de 66 médecins généralistes de Gironde et du Nord. Le but : étudier la faisabilité d’une telle pratique et renforcer le dépistage en population générale.
L’été est passé et avec lui la XXe conférence internationale sur le sida de Melbourne, organisée par l’IAS, qui s’est tenue du 20 au 25 juillet 2014. Pour la rentrée, nous revenons à froid sur cette conférence si particulière par bien des aspects avec une même question lancinante à chaque grand évènement international sur le VIH/sida: Y a-t-il encore une place pour autant de conférences? Et qu’en reste-t-il, passées les chaleurs estivales?