Prise de poids sous antirétroviraux : l’impact majeur du retard au traitement

Longtemps considérée comme un simple rattrapage pondéral après l’amaigrissement lié au VIH, la prise de poids sous traitement antirétroviral révèle une réalité plus complexe. Si l’impact pondéral des inhibiteurs d’intégrases est désormais bien documenté, des études récentes révèlent que le stade d’initiation du traitement antirétroviral constitue le facteur de risque majeur de prise de poids.

La PrEP chez les femmes, aujourd’hui et demain 

Alors que les femmes représentent 30% des nouvelles infections VIH en France —et 45% dans le monde—, elles ne comptent que pour 6% des initiations de PrEP du 1er semestre 2025. Un signal de l’inadéquation aux besoins des femmes des modèles de PrEP existants. De nouvelles recommandations européennes et les formulations injectables ouvrent des perspectives encourageantes.

Apports des cohortes hier, aujourd’hui, demain

Lors du congrès 2025 de la SFLS, Sophie Grabar1Sorbonne Université, Inserm, iPLesp, Paris​, responsable scientifique de la French Hospital Database on HIV (FHDH, pilotée par l’ANRS) a fait un état des lieux des apports de cette cohorte —désormais bien connus— et de son avenir opérationnel et scientifique à un moment où une redéfinition est en cours.

Prévention du VIH : La PrEP mérite plus d’utilisateurs et d’utilisatrices

Les initiations de prophylaxie pré-exposition (PrEP) en France sont stables sur les 12 derniers mois (juillet 2024 à juin 2025), à 20058 contre 19384 durant les 12 mois précédents. Le nombre d’utilisateurs assurés ayant eu au moins une délivrance de PrEP au premier semestre 2025 est de 67505, soit seulement un peu plus de 2000 par rapport le semestre précédent.

VIH et santé sexuelle : la SFLS appelle à «réinventer la lutte»

Le 26e congrès de la Société française de lutte contre le sida (SFLS) s’ouvre ce mercredi 26 novembre 2025 à Montpellier, à la veille de la Journée mondiale de lutte contre le sida du 1er décembre. Entre avancées scientifiques et inquiétudes financières, les acteurs de la prévention tirent la sonnette d’alarme.

VIH à Paris et en Seine-Saint-Denis : Les défis de la dernière ligne droite vers 2030

«Vers Paris sans sida» publie «Battant·es», une feuille de route pour l’objectif, si proche mais si fragile, d’un monde sans sida. Si des progrès considérables ont été réalisés à Paris et en Seine-Saint-Denis comme dans de nombreuses régions, avec une cascade des 3×95 presque atteinte, l’épidémie persiste et se transforme, révélant des inégalités sociales et sanitaires tenaces pour les populations clés.

Épidémiologie du VIH et des IST en France en 2024: stabilité pour le VIH, forte augmentation des IST

On lira avec intérêt, cette année encore, la somme toujours plus complète des données publiées par Santé publique France en amont de la journée mondiale du sida, données qui portent sur le dépistage, les paramètres épidémiologiques du VIH et les données de dépistage et de diagnostic des IST les plus fréquentes.

L’UE pourrait mettre fin à son financement de grands fonds mondiaux de santé d’ici 2030

La Commission européenne envisage de cesser progressivement son soutien financier à l’Alliance Gavi et au Fonds mondial, deux piliers de la santé publique internationale, selon un document interne révélé par Euractiv. Cette annonce intervient alors que la France s’apprête à réduire drastiquement sa contribution au Fonds mondial.

IMPAACT relatif du traitement précoce et de l’interruption programmée chez les nouveaux-nés vivant avec le VIH

L’étude IMPAACT menée dans des pays aux ressources limitées étudiait la faisabilité du dépistage à la naissance et l’initiation d’un traitement antirétroviral très précoce afin d’obtenir une rémission sans traitement antirétroviral.

EACS 2025 : Aller de l’avant face aux baisses de financement

Dans son intervention lors de la session d’ouverture de la XXe conférence scientifique de l’EACS de Paris, Michel Kazatchkine, conseiller spécial du bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Europe, a appelé la communauté VIH internationale à continuer à aller de l’avant face à l’épreuve que représentent les baisses de financement des états et les attaques contre la science et le multilatéralisme.

Islatravir/lénacapavir en prise hebdomadaire : résultats à S96 de la phase II

Dans cette étude de phase II, l’administration hebdomadaire par voie orale d’islatravir (ISL), inhibiteur nucléosidique de translocation et de la transcriptase inverse, en association avec le lenacapavir (LEN), inhibiteur de la capside, permettait de maintenir un taux élevé de suppression virologique à S48 chez des adultes vivant avec le VIH-1 dont la charge virale était déjà contrôlée. Ces résultats avaient été montrés lors d’une précédente conférence. Les données présentées ici portent sur l’efficacité et la tolérance à S96 semaines.

Étude de phase II PURPOSE 5 : LEN s.c. 2 fois par an versus PrEP orale quotidienne sur 1 an en France et au Royaume-Uni

L’adoption et la persistance de la PrEP sont sous-optimales chez certaines populations touchées de manière disproportionnée par le VIH. PURPOSE 5 vise à donner la priorité à l’inclusion de ces populations touchées, qui ont été historiquement sous-représentées dans les essais cliniques sur la PrEP.