Les chercheurs se mobilisent pour accompagner les autotests VIH

Après les États-Unis en 2012 et le Royaume-Uni en 2015, la France va disposer de l’autotest VIH à partir du 15 septembre 2015. La recherche a joué un rôle majeur dans toutes les étapes qui ont précédé l’autorisation de ce nouvel outil de dépistage. D’abord en démontrant qu’il serait bien accepté par les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH), ensuite en identifiant des recommandations de bonne pratique en population générale et pour les groupes les plus exposés au risque de VIH sida. Les chercheurs vont maintenant accompagner la mise à disposition de l’autotest VIH en en évaluant l’usage parmi ses utilisateurs. Tim Greacen (Etablissement public de santé Maison Blanche, Paris) a coordonné toutes ces recherches, l’ANRS les a financées.

IAS 2015 : les posters

Du 19 au 22 juillet 2015, une chronique à 4 mains écrite par les Drs Hélène Leroy (posters) et Cédric Arvieux (sessions orales), financée par le COREVIH-Bretagne et le programme de coopération internationale du CHU de Rennes. (En cliquant sur les titres soulignés, vous avez accès directement à la version électronique du poster)

IAS 2015 : dimanche 19 juillet

Une conférence ne commence pas vraiment tant que l’on a pas le scoop… pour la CROI 2015, c’était avant tout la PrEP et la communication des résultats de l’essai IPERGAY. Pour l’IAS 2015, le scoop vient de l’OMS : à la fin de l’année 2015, l’OMS recommendera (enfin !) le traitement universel de tous les séropositifs, quel que soit leur taux de CD4. Ces recommandations ne sont pas encore complétement écrites, mais seront publiées à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre 2015.

Le diabète est associé aux troubles neuro-cognitifs chez les personnes vivant avec le VIH

Le diabète joue-t-il un rôle dans le déclin des fonctions cognitives chez les personnes vivant avec le VIH ? Les chercheurs de l’Unité 897 « Centre de recherche Inserm épidémiologie et bio statistique » (Inserm/Université de Bordeaux) et du CIC-1401 en collaboration avec le CHU de Bordeaux montrent pour la première fois qu’une relation existe entre le diabète et les troubles neuro-cognitifs chez les personnes vivant avec le VIH et ce quel que soit l’âge. Ces troubles touchent principalement les fonctions faisant appel à la mémoire et à la réactivité et apparaissent dès le stade pré-diabétique (hyperglycémie). Ces travaux financés par l’ANRS (France REcherche Nord&sud Sida-hiv Hépatites) et réalisés au sein de la cohorte ANRS Aquitaine sont publiés dans la revue Neurology.

Donner la priorité aux personnes exposées à des risques élevés sera crucial pour assurer le succès de la PrEP

Un modèle mathématique basé sur l’épidémie de VIH au Nyanza, une province à forte prévalence au Kenya, a confirmé qu’une prophylaxie pré-exposition (PrEP) offerte uniquement aux personnes les plus à risque de VIH sera le facteur d’influence le plus important pour déterminer le succès de la PrEP à faire économiser de l’argent et prévenir un grand nombre d’infections, ou son échec couteux.

Séropos: «La MDPH du Lot vous préfère mortEs»

La MDPH du LOT a supprimé les droits à la PCH (Prestation de Compensation du Handicap) de Monsieur Marc Sudret, en ayant recours pour y parvenir à un contrôle inopiné. À 8h du matin le 26 Janvier 2015, les représentantEs de la MDPH se sont présentéEs au domicile de Monsieur Sudret et ont trouvé ce dernier à peine éveillé et encore sous les effets secondaires de son traitement extrêmement lourd. 

Les autotests VIH débarquent en Europe

Pouvoir réaliser un test de dépistage VIH chez soi sera bientôt une réalité. Le fabriquant AAZ a obtenu fin avril la certification européenne lui permettant d’être vendu en France et mettra son produit sur le marché dès le 15 septembre 2015; si toutefois, les étapes administratives ont toutes été franchies d’ici là. 

ANRS CO22 HEPATHER: 3 Questions au Pr Stanislas Pol

25 000 patients atteints d’hépatites B ou C. Tel est l’objectif de recrutement de la cohorte CO22 HEPATHER de l’ANRS. Cet outil unique va permettre de répondre à de très nombreuses questions sur l’évolution de ces infections, et pour l’hépatite C, sur l’efficacité et la tolérance à long terme des nouvelles molécules. Pour en savoir plus, le Pr Stanislas Pol, investigateur-coordinateur de la cohorte, répond à nos questions.