Etude ANRS12168 DYNAMO : VIH-1/O ou VIH-1/M – différence de CV et réponse au traitement

Les VIH-1 groupe O (VIH- 1/O – Outlier) sont endémiques au Cameroun (environ 1 % des infections par le VIH). Ils sont caractérisés par une grande diversité génétique intra-groupe et sont très divergents par rapport au VIH1/M (Major). Les propriétés génétiques et antigéniques ont des répercussions sur le diagnostic, le suivi virologique et la prise en charge thérapeutique des patients infectés, en particulier une résistance naturelle aux INNTI, pourtant utilisés au Cameroun en première ligne de traitement. L’étude ANRS12168 DYNAMO avait pour objectif de comparer, sur une période de 24 mois, les réponses cliniques, virologiques et immunologiques à un traitement par 2 INTI+1 IP/r (AZT + 3TC + LPV/r) instauré chez des patients naïfs de tout traitement antirétroviral, infectés par un VIH-1/O ou par un VIH-1/M (figure 1). 

Hépatite C à Montréal : une explosion inquiétante de VHC chez les HSH ?

L’objectif de cette étude était d’évaluer les changements épidémiologiques du VHC à Montréal. Tous les patients suivis à la clinique médicale l’Actuel (le plus grand centre extra-hospitalier de traitement du VIH et des hépatites à Montréal) ont été inclus dans cette étude rétrospective.  Au total, 1 984 patients infectés par une hépatite virale (A, B, C, D ou E) ont été inclus dans la cohorte HEPVIRAC (dont 84 % – 1 662 infectés par le VHC). 

Analyse coût-efficacité de 3 stratégies de 2ème ligne en Afrique subsaharienne: l’option de l’OMS est la meilleure

Le coût élevé des antirétroviraux de 2ème génération représente un frein à leur utilisation et ce, tout particulièrement dans les pays à ressources limitées. L’objectif de cette analyse complémentaire de l’étude 2LADY conduit au Cameroun, Burkina Faso et Sénégal était d’évaluer le coût-efficacité de 3 stratégies de traitement de 2ème ligne : TDF/FTC + LPV/r (groupe de référence); ABC + ddO + LPV/r (groupe ABC/ddI) et TDF/FTC + DRV/r (groupe DRV/r).

Plateformes ouvertes et charges virales : le programme OPPera

La Pr. Christine Rouzioux (laboratoire de virologie, Hôpital Necker, Université Paris Descartes, Paris) est la responsable scientifique du programme OPPera, qui vise à la généralisation de l’intégration de la mesure de la charge virale dans la prise en charge des patients du Sud. Elle a fait le point sur ce projet lors de la 8ème Conférence de l’AFRAVIH.

Etude TEMPRANO-Social : initiation précoce du traitement antirétroviral en Afrique – conséquences sociales et comportementales

Au sein de l’essai clinique de traitement antirétroviral précoce TEMPRANO-ANRS12136 conduit à Abidjan, l’étude TEMPRANO-Social est une étude socio-comportementale qui a porté sur 2 061 participants dont les caractéristiques cliniques, sociales et comportementales étaient comparables, après randomisation, entre les groupes traitement précoce (n=1033) et traitement différé (n=1028).

Désir et intention de procréation chez des femmes vivant avec le VIH à Abidjan

Lors de la session animée par Safiatou Thiam (CNLS, Dakar, Sénégal) et Veronica Noseda (Planning familial, Paris, France), consacrée aux femmes face au VIH, au Nord comme au Sud, Patricia Dumazert (INSERM, Centre INSERM U897) a présenté une étude sur les facteurs associés au désir et à l’intention de procréation, aux besoins non satisfaits en planification familiale et au grossesses non planifiées. 

Interview : comment OPP-ERA fait bouger les lignes

Selon le Pr Christine Rouzioux, les données du programme OPP-ERA peuvent changer la donne dans les pays du Sud. L’intégration de la mesure de la charge virale dans la prise en charge des patients doit maintenant se généraliser. Ces données sont présentées lors de la 8ème Conférence de l’AFRAVIH qui se déroule à Bruxelles du 20 au 23 avril.
Le Pr Christine Rouzioux (laboratoire de virologie, Hôpital Necker, Université Paris Descartes, Paris) est la responsable scientifique du programme OPP-ERA.

Hépatite B : identification d’un nouveau facteur de restriction

Le virus de l’hépatite B reste un problème de santé publique majeur en France avec près de 300.000 personnes porteuses chroniques de cette infection. Pouvant rester silencieuse pendant de longues années, cette infection peut provoquer sur le long terme des complications graves telles que la cirrhose et/ou le carcinome hépatocellulaire. A ce jour, les traitements disponibles permettent de contrôler la réplication du virus et non d’éliminer totalement le virus de l’organisme. Une étude soutenue par l’ANRS (France REcherche Nord & sud Sida-hiv Hépatites) et menée par des chercheurs du Centre Médical Universitaire de Genève, du Centre de recherche en cancérologie de Lyon (CRCL, Inserm/CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/Centre Léon Bérard), en collaboration avec le laboratoire Gilead ouvre une nouvelle piste thérapeutique en révélant pour la première fois le rôle du complexe Smc5/6 comme facteur de restriction du virus de l’hépatite B. Ces travaux viennent d’être publiés dans la revue Nature.

Communication autour du «Vaccin» de Biosantech : nouvel effet d’annonce et réactions des spécialistes VIH/sida

Avec son annonce de résultats préliminaires, «encourageants» mais non publiés, d’un vaccin curatif testé sur des patients séropositifs à Marseille, la start-up française Biosantech a une nouvelle fois créé le buzz autour d’elle, avant que les militants engagés dans la lutte contre le VIH et des scientifiques dont le directeur de l’ANRS Jean-François Delfraissy, n’appellent à la raison: ces résultats ne veulent rien dire.