Les chiffres 2015 du VIH en France
L’année dernière, environ 6600 personnes ont découvert leur séropositivité. À 42%, il s’agit d’hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, un chiffre en augmentation constante depuis 2003.
L’année dernière, environ 6600 personnes ont découvert leur séropositivité. À 42%, il s’agit d’hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, un chiffre en augmentation constante depuis 2003.
Disponible en France depuis le 15 septembre 2015 et distribué dans les pharmacies françaises par le laboratoire Mylan, autotest VIH® est le premier autotest de dépistage du VIH à obtenir le marquage CE. Dans un communiqué, la société française AAZ qui conçoit, valide et fabrique ces tests se félicite de l’accueil reçu.
La prévention avec l’aide des anti-rétroviraux (ARV), ça marche. Des chercheurs du monde entier sont venus en octobre à Paris discuter avec l’IAPAC (International Association of Providers of AIDS Care) des succès du Tasp, de la Prep et surtout de ce qu’il reste à faire pour enfin mettre un terme à l’épidémie de VIH/sida.
En France, en 2014, environ 6600 personnes ont découvert leur séropositivité pour le VIH (InVs 2015). Malgré les progrès considérables réalisés dans le traitement des personnes vivant avec le VIH, ce nombre de nouvelles découvertes de séropositivité en France est stable depuis 2007. Et démontre les limites des stratégies de prévention actuelles, justifiant une nouvelle approche de la prévention de cette infection.
Les mois qui viennent vont apporter beaucoup de réponses aux questions qu’on peut encore avoir pour ce qui reste un moyen de prévention très récent. N’hésitez pas à nous les poser, nous les rajouterons ci-dessous.
La PrEP peut être prise de façon continue ou de façon intermittente. Dans tous les cas, la PrEP ne peut pas être envisagée avant d’avoir confirmé l’absence d’infection par le VIH chez la personne destinée à la recevoir.
L’administration de ces médicaments avant l’exposition au virus permet d’atteindre des concentrations du médicament suffisante à la porte d’entrée génitale du VIH pour bloquer l’infection.
La ministre de la Santé et des Affaires sociales, Marisol Touraine, a annoncé le 23 novembre que la prescription du Truvada® à travers une recommandation temporaire d’utilisation (RTU) serait autorisée pour permettre aux populations exposées d’avoir accès à la Prophylaxie pré-exposition (PreP).
Dans une lettre ouverte, chercheurs, cliniciens, et responsables associatifs demandant à la Ministre de la Santé et des Affaires sociales d’autoriser immédiatement l’usage du Truvada® comme traitement préventif contre le VIH.
La quinzième édition de la Société européenne des cliniciens contre le sida (EACS) s’est ouverte mercredi 21 octobre à Barcelone. Au-delà des progrès scientifiques que la conférence abordera, la prise en compte des disparités régionales reste essentielle. A l’aune des données épidémiologiques, la volonté des Etats fait ou défait les avancées accomplies, faisant du plaidoyer un axe prioritaire des acteurs européens contre le sida. Michel Kazatchkine, envoyé spécial en Europe de l’Est pour l’Onusida, explique l’importance de la question politique et évoque, assez diplomate, la situation critique en Europe de l’Est.
A l’occasion de la fin de sa carrière à l’Institut Pasteur, un colloque a été organisé pour saluer le travail et l’engagement de celle qui a reçu en 2008 le Prix Nobel de Médecine, pour sa découverte du VIH en 1983.
Alors que le Groupe d’expert recommande en France la prophylaxie pré-exposition (Prep) dans certaines populations, les preuves de son efficacité pour prévenir la transmission du VIH s’amoncellent. Dans une des plus grande cohorte de Prep états-unienne, personne n’a été contaminé depuis 2 ans et demi.
Les recommandations tant attendues de l’Organisation mondiale de la Santé sur le traitement des personnes infectées par le VIH viennent d’être présentées le 30 septembre 2015.
L’effet préventif du traitement antirétroviral (ARV) sur la transmission sexuelle du VIH a suscité un espoir sans précédent dans la lutte contre l’épidémie, particulièrement en Afrique subsaharienne. Des résultats récents ont également documenté des bénéfices individuels importants à une initiation très précoce du traitement. En conséquence, les recommandations internationales viennent d’être révisées en vue d’une initiation des ARV pour toutes les personnes séropositives, indépendamment du niveau de CD4.
Daklinza® (daclatasvir),en association avec sofosbuvir,est le premier traitement antiviral en Europe exclusivement par voie orale,de 12 semaines,pour des patients adultes de génotype3 atteints d’hépatite C chronique sans cirrhose. Le génotype 3 de l’hépatite C chronique progresse plus vite que le génotype1 et est l’un des génotypes les plus difficiles à traiter.
Les limites des traitements antirétroviraux (TARV) actuels et l’avancée des connaissances sur les mécanismes de persistance du VIH dans l’organisme en présence de ces molécules ont fait progresser l’idée qu’un traitement curatif du VIH pourrait être envisageable. C’est le but des chercheurs qui travaillent sur le «Cure».
Xavier Anglaret a réussi le challenge de présenter les trois grands essais de traitement précoce versus traitement différé en 9 minutes 30, à l’occasion du Séminaire 2015 de l’ANRS.
Le risque de transmission du VIH varie beaucoup selon les stades de l’infection, avec un risque particulièrement augmenté au moment de l’infection aigue et de la séroconversion (3 semaines) ainsi qu’au stade sida. Qu’en est-il du risque de transmission sous traitement ?
En 2015, plus de 85 % des patients traités par les antirétroviraux présentent une charge virale plasmatique indétectable inférieure à 50 copies/mL. Cependant, le phénomène de virémie résiduelle, ou réplication à bas bruit, a été largement décrit depuis plusieurs années chez la grande majorité des patients avec une charge virale plasmatique indétectable.
Pour Steven Deeks, professeur de médecine à l’Université de Californie de San Francisco, les derniers résultats en recherche immunologique représentent un grand espoir pour les personnes infectées par le VIH, en permettant d’entrevoir une réduction de l’inflammation chronique et peut-être, d’alléger les traitements.