Marché des drogues : le règne incontesté de la « Reine Coco »

Citius, Altius, Fortius (« plus vite, plus haut, plus fort », devise des Jeux olympiques depuis 2021). Le marché de la cocaïne dans le monde et singulièrement en Europe ne donne aucun signe d’essoufflement. La production mondiale bat chaque année des records, tandis que les consommations ne cessent de se développer. C’est le cas aussi en France, où le marché de la cocaïne en valeur pourrait avoir détrôné celui du cannabis. Des constats fondés sur un certain nombre d’indicateurs produits à l’échelle nationale comme internationale.

Récréatif ou thérapeutique, le cannabis en question

La barrière théoriquement hermétique qui sépare « médicament » et « drogue » est-elle toujours pertinente au regard de l’évolution du marché du cannabis ? À l’exemple des États-Unis, la confusion croissante entre « thérapeutique » et « récréatif » pose la question d’un schéma où la régulation du cannabis « pour rigoler » passe par une étape du cannabis pour se soigner, plus acceptable politiquement.

« Réduction des méfaits » : Canada, terre promise hier, terre fragile aujourd’hui

L’approche de santé publique se trouve aujourd’hui menacée au Canada, après des années de déploiement d’une stratégie de « réduction des méfaits ». Comment préserver cette version de la réduction des risques dans un contexte de crise des opioïdes qui s’installe ?

RdRD ? des pratiques professionnelles à risques

Sans être quantifiées, les difficultés de nombreuses équipes dans le champ des addictions semblent augmenter. Un climat politique, social (et financier) désastreux, certes. Mais ce qui nous préoccupe ici est la perte d’adéquation des professionnels avec certains usagers ainsi que leurs doutes sur des processus d’accompagnement ou de réduction des risques. Revue des positions possibles pour les professionnels, afin de dépasser les « épreuves » de l’accompagnement.

Adversité dans le travail de réduction des risques

Le travail auprès d’usagers de drogues n’est pas aisé. Prenant, complexe, il est aujourd’hui en butte à de nouvelles dimensions de l’adversité. Dans cet article, Victor Detrez, pharmacien et directeur adjoint de Gaïa, passe en revue une variété de facteurs externes et internes participant à l’adversité dans le travail de RdR.

La halte soins addictions : un dispositif très évalué

Les haltes soins addictions, nouvelle dénomination des salles de consommation à moindre risque, sont un dispositif toujours expérimental et régulièrement évalué. Pourquoi toujours chercher à prouver les bienfaits de ces salles, maintes fois prouvés ? Les acteurs opérant les deux seules salles françaises à Paris et Strasbourg, quand le monde en compte 180, plaident au contraire pour leur pérennisation.

L’aide-mémoire sur la RdR (réédition)

Treize ans après sa première édition, l’aide-mémoire de la RdR dresse un bilan de l’histoire de cette politique, née de l’épidémie de sida, mais surtout appelle à une reconstruction. Nécessaire à l’heure d’un backlash sécuritaire sur la question des drogues.

Usagers : de la diabolisation à l’oubli

Le point de vue, ou coup de gueule de Yann Bisiou, maître de conférences en droit privé et sciences criminelles, sur les angles obtus de la politique de répression des usagers qui fait aujourd’hui office de politique publique en matière de drogues. De l’amende délictuelle à la nouvelle loi sur le narcotrafic en passant par les haltes soins addictions…

Soumission chimique par benzodiazépines, anxiolytiques ou sédatifs : quels effets ? quelle prise en charge des victimes ? quelle prévention ?

Dans la soumission chimique, l’agresseur a recours à des benzodiazépines, d’autres anxiolytiques ou hypnotiques apparentés, du GHB, etc. pour obtenir plus qu’une sédation, une perte de volonté consciente de sa victime en vue d’une agression sexuelle, d’un vol, etc. En France, une enquête nationale est menée tous les ans pour faire le point sur l’ampleur de ce phénomène.

Une application et une brochure pour mieux connaître les nouveaux produits de synthèse (NPS)

Les nouveaux opioïdes de synthèse sont des substances psychoactives à puissance pharmacologique élevée, aisément disponibles sur Internet, pour un faible prix et une pureté élevée. Que dit la science de ces substances qui défraient la chronique, nitazènes, fentanyl et consorts ?

La Défenseure des droits à la recherche d’un compromis autour du crack à Paris

Des habitants d’Aubervilliers, Pantin et Paris ainsi que la sénatrice écologiste Mélanie Vogel ont saisi la Défenseure des droits pour dénoncer les «atteintes aux droits et libertés fondamentaux» liés à la scène du crack dans le Nord-Est parisien. Salué par les associations de réduction de risques, le verdict de la titulaire Claire Hédon est riche d’enseignements paradoxaux sur nos politiques de drogues.

ICONE 1 et 2, Intervention communautaire en vue d’éliminer le VHC parmi les usagers de drogues

En France, la prévalence de l’hépatite C chronique dans la population générale était de 0,3% en 2015. Néanmoins, il est bien établi que les personnes qui utilisent des drogues (PQUD) sont une population à risque de contracter cette infection, avec des taux de prévalence bien plus hauts. L’étude ICONE, présentée par son instigatrice principale, tend à recruter des usagers, par les pairs, afin de les amener vers le soin.

Héroïne : l’Europe en sevrage forcé ?

Que vont consommer les usagers d’héroïne de Verdun et d’ailleurs dans les mois qui viennent si leur produit de prédilection vient à manquer? Ne risque-t-on pas d’assister à une augmentation en lieu et place des consommations d’opioïdes beaucoup plus nocifs tel le fentanyl? Ces questions, qui concernent directement les quelques 150000 usagers d’héroïne dans l’année en France, se posent et leurs implications pourraient être tragiques.

Le fentanyl pourrait-il remettre en question certains aspects du paradigme du traitement des addictions et de la réduction des risques en France ?

Comparaison n’est pas raison, mais la France pourrait-elle s’inspirer du modèle américain de réduction des risques en cas de crise du fentanyl dans le pays ? Le Dr Honora Englander qui mène le projet FRANCOIS (French American Comparison of Opioid Use Disorder Systems of Care) en esquisse les grandes lignes.