Drogues en Afrique : comment sortir du postcolonial?

Après voir décalqué une partie de la législation française en matière de stupéfiants, de nombreux pays francophones d’Afrique de l’Ouest découvrent la réduction des risques et s’ouvrent à la réflexion d’une réforme pénale. Problème: comment ne pas répéter les mêmes erreurs et trouver un chemin qui ne soit pas dicté par des influences postcoloniales?

Swaps Europe 1 : Harm Reduction in Practice

In its first ever European issue, Swaps reports on the state of harm reduction across the Europe Union and offers multi-country European perspectives from experts in the field. Despite having been a pioneer in harm reduction and in promoting evidence-based policies, Europe and many of its member states remain ambiguous with regard to drug policy, the dogma of prohibition, criminalization of drug use, priority for health and the role of law enforcement.

Médecins du Monde en Géorgie: un programme de réduction des risques et de plaidoyer

Les programmes de réduction des risques (RdR) de plusieurs villes françaises ont vu émerger, depuis le début des années 2000, une population d’usagers de drogues originaires des pays de l’ex-Union soviétique, et en particulier de Géorgie. La rencontre de cette population a poussé l’équipe de Gaïa à organiser une mission exploratoire en Géorgie en juin 2007, dans le cadre du groupe thématique Europe de l’Est de MdM.

La crise des opioïdes en Amérique du Nord

L’Amérique du Nord est confrontée à une épidémie d’addiction aux opioïdes et à une mortalité sans précédent due aux surdoses. Cette crise puise ses origines dans la forte progression de l’utilisation médicale des opioïdes, amorcée dans les années 1990 dans le souci légitime de pallier le sous-traitement de la douleur, et dont les compagnies pharmaceutiques ont rapidement tiré profit pour augmenter leurs revenus. L’offre croissante de médicaments a alimenté des canaux de détournement de l’usage à des fins non médicales au sein d’une population économiquement éprouvée et fragilisée.

De la géopolitique des drogues illicites

Les drogues ont toujours et partout existé. Du moins depuis que l’homme existe, qu’il se déplace, qu’il commerce et qu’il consomme ces substances permettant de modifier réactions physiologiques et états de conscience. Les auteurs retracent l’histoire, la géographie et ses inégalités, l’accélération et les grands bouleversements de la production, de la consommation et des échanges des drogues illicites à travers le monde.

Maroc: quand la Khardala et les hybrides bouleversent le Rif

«Oh toi l’accro, sache tout d’abord ce que tu fumes… Khardala est dangereuse, elle n’est pas comme le joint traditionnel (beldi) Khardala, avec une feuille de nibrou (feuille à rouler) quand tu la fumes, tes oreilles grandissent et tes yeux rapetissent (…)» 

Cette chanson chaabi (populaire) fait partie de la culture cannabique marocaine. Ses paroles mettent en garde contre la consommation d’un nouveau produit du nom de khardala dont les effets et la dépendance seraient très importants, plus que ceux du joint beldi qui contient la résine «traditionnelle». Kenza Afsahi en présente ici les risques écologiques, sanitaires et socioculturels.

Colombie: trente ans de guerre lasse contre les drogues

Et si la «guerre contre les drogues» était addictive? Et si elle consistait non pas dans une stratégie pour combattre les forces qui dominent ce marché mais en une forme de gouvernance? C’est cette impression qui ressort de l’expérience de la Colombie, obstinée dans la poursuite de la même politique depuis une bonne trentaine d’années. Afin d’apporter des éclaircissements sur le sujet, Olga. L. González s’est entretenue avec le sociologue colombien, spécialiste des drogues et chercheur au Transnational Institute d’Amsterdam, Ricardo Vargas, pour le numéro 87 de Swaps.

Philippines: un massacre de masse au nom de la «guerre à la drogue»

Plus de 9 000 morts. Ce seul chiffre donne la mesure du tragique – et provisoire – bilan de la «guerre à la drogue» que le président des Philippines, Rodrigo Duterte, mène depuis son entrée en fonction le 30 juin 2016, en mobilisant une rhétorique toxicophobe et au prétexte de rétablir «la paix et l’ordre» et de protéger l’État philippin d’organisations criminelles. Malgré les critiques qui s’élèvent, aux Philippines et à l’étranger, contre l’Oplan Double Barrel (Opération Double Canon), des atteintes aux droits humains continuent d’être commises à grande échelle.