Elisabeth Avril

Gaïa-Paris
Directrice de l'association Gaïa-Paris.

Ses publications (4)

Médecins du Monde en Géorgie: un programme de réduction des risques et de plaidoyer

Les programmes de réduction des risques (RdR) de plusieurs villes françaises ont vu émerger, depuis le début des années 2000, une population d’usagers de drogues originaires des pays de l’ex-Union soviétique, et en particulier de Géorgie. La rencontre de cette population a poussé l’équipe de Gaïa à organiser une mission exploratoire en Géorgie en juin 2007, dans le cadre du groupe thématique Europe de l’Est de MdM.

Un défi d’ici 2030: intensifier la riposte aux VIH, hépatites et infections sexuellement transmissibles

Du 23 au 26 juin 2015, s’est tenue, à Copenhague, la consultation régionale sur les stratégies de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le secteur de santé VIH, hépatites et infections sexuellement transmissibles (IST) sous le thème principal de la couverture sanitaire universelle. Les stratégies proposées ont pour objectif la lutte contre les épidémies de VIH, d’hépatites et d’IST au cours de la période 2016-2021. Elles seront soumises à l’approbation de la 69e assemblée mondiale de l’OMS en 2016.

Prévalence de la fibrose hépatique chez les usagers de drogues fréquentant les Caarud et Csapa d’Ile-de-France

En France, la première cause de contamination par le virus de l’hépatite C (VHC) reste le partage du matériel contaminé entre les usagers de drogues (UD). Selon l’étude InVs-ANR Coquelicot, en 2004, la prévalence du VHC parmi les UD est de 59,8% et passe à 72,5% chez les usagers de crack. Un grand nombre d’UD infectés ne sont pas soignés, par peur du traitement, des examens ou encore parce qu’ils en sous-estiment la gravité. L’utilisation du FibroScan® permet une évaluation non invasive de la fibrose hépatique et aussi de passer du dépistage, stade auquel souvent les UD arrêtent leur démarche de soin, au stade de diagnostic, plus parlant.

L’ouverture de salles de consommation est un débat éthique

La mise en place de salles de consommation est une étape supplémentaire dans la politique de réduction des risques, elle pose des questions éthiques, sociales et économiques complexes. Que doit-on faire ou ne pas faire pour les usagers ? La consommation n’est pas le seul symptôme à prendre en compte, ces structures permettront de répondre à cet enjeu d’éthique sociale, une éthique du moindre mal, du préférable, du gain de chance et du vivre ensemble. Certains élus parisiens ont déjà pris position pour ce dispositif : la première salle devrait ouvrir en 2013 près de la gare du Nord.