Pierre Poloméni

Psychiatre addictologue

Hôpitaux Universitaires Paris Seine-Saint-Denis, René-Muret. Président du Conseil scientifique du Groupe SOS Solidarités, Paris

Ses publications (6)

Vingt ans de soins

Quelques révolutions et plusieurs évolutions ont caractérisé ces 20 dernières années en matière de soins dans les addictions! Une aventure vécue par certains pionniers des années 1980, ouvrant le champ de nouveaux traitements avant que ces outils soient utilisés par le plus grand nombre. Comment évoquer ces multiples changements? À une description chronologique, nous avons préféré une description par champ, voire par produit, nous permettant quelques enthousiasmes et quelques perplexités!

Les antipsychotiques atypiques sous surveillance

Les neuroleptiques ne sont pas considérés, a priori, comme des substances susceptibles d’être détournées dans le cadre d’une addiction. Mais les antipsychotiques atypiques (APA) permettraient, chez certains patients, d’augmenter l’effet d’autres substances ou de contrôler les effets indésirables de certaines drogues.

Des médicaments pour le traitement de l’usage nocif d’alcool et de l’alcoolodépendance

Il existe une actualité et un futur des médicaments de la dépendance à l’alcool… Cette simple affirmation donne de l’espoir face à une pathologie grave, aux conséquences désastreuses… Là où l’échec et l’impuissance s’imposaient, on envisage maintenant, associée au travail de fond, psychologique, comportemental, social, une action médicamenteuse.

Modalités du sevrage des consommateurs de crack

Les demandes de soins pour la cocaïne, comme motif principal de consultation, suivent la même trajectoire ascendante que les usages. S’il n’existe actuellement aucun traitement pharmacologique validé pour le sevrage, différentes pistes thérapeutiques prometteuses ont cependant émergé. Les principales cibles thérapeutiques à atteindre dans l’addiction à la cocaïne sont l’euphorie, le craving(envie irrésistible de consommer), les manifestations de sevrage, les troubles cognitifs et une abstinence sur une période continue. Il ne faut pas méconnaître les comorbidités psychiatriques et somatiques dans la prise en charge du patient dépendant.