La fin de l’épidémie en vue ? Les avis divergent

«Il est possible de changer la trajectoire de la pandémie» déclare le Dr Anthony Fauci, virologue américain, lors d’un entretien à l’AFP. Le Pr Jean-François Delfraissy estime pour sa part, dans une interview au journal Le Point, que «ce n’est pas pour demain» et redoute «que ces propos [ne] suscitent de faux espoirs».

Prévagay : Forte incidence du VIH confirmée parmi les gays fréquentant les établissements de convivialité homo à Paris

Selon des résultats de l’enquête Prévagay désormais publiée dans PLoS One, l’incidence du VIH parmi des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) qui fréquentent des établissements gay parisiens est estimée à 3,8 pour 100 personnes par an.

PTME : L’intégration d’une planification familiale adaptée aux besoins des couples vivant avec le VIH

La 16ème ICASA a accordé ­plusieurs sessions au thème de l’intégration des services de santé sexuelle et génésique (SSG) et de ceux liés au VIH/Sida, en particulier planning familial et PTME. Cela a été l’occasion pour les représentants des institutions internationales de présenter les stratégies récentes en matière d’élimination des nouvelles infections à VIH chez les enfants et pour quelques pays d’exposer des expériences prometteuses d’intégration des services (Ouganda, Zimbabwe, Éthiopie).

Vers l’accès universel : une dynamique menacée si l’offre de soins VIH n’est pas repensée

L’objectif de 15 millions de personnes sous traitement en 2015 représente d’immenses défis, tant les besoins à couvrir restent importants16,6 millions de patients sont sous traitement dans les pays en développement fin 2010, soit une couverture des besoins de 50 % (Rapport de progrès vers l’accès universel 2011, OMS, UNICEF & ONUSIDA), parmi lesquels le développement de l’accès aux soins en zone décentralisée.

La délégation des tâches pour améliorer la prise en charge pédiatrique du VIH

Malgré de nombreux efforts et un engagement plus fort des politiques, le dépistage et la prise en charge médicale du VIH pédiatrique restent les parents pauvres de la lutte contre le VIH. Bien que peu de sessions aient été consacrées à cette thématique, la 16ème ICASA qui s’est tenue à Addis Abéba en décembre dernier a été l’occasion de découvrir des initiatives intéressantes, notamment en ce qui concerne la délégation des tâches comme stratégie d’amélioration du dépistage précoce et de la prise en charge des enfants infectés par le VIH.

Stigmatisation, l’épidémie cachée

La lutte contre toutes les formes de stigmatisation est clairement devenue l’une des thématiques importantes des conférences internationales. A Addis Abeba, plusieurs sessions ont été consacrées aux questions de discrimination et de stigmatisation, considérées comme des obstacles majeurs à l’accès universel aux services de prévention, de traitement, de soins et de soutien.

L’atazanavir et les nouvelles stratégies thérapeutiques antirétrovirales dans les pays à ressources limitées

Bien que des résultats d’essais menés avec l’atazanavir dans des pays africains n’aient pas fait l’objet de présentations spécifiques, plusieurs sessions de cette 16ème ICASA ont abordé l’importance de disposer de l’atazanavir dans l’arsenal thérapeutique de seconde ligne, comme l’OMS le préconise depuis 20071OMS. Prioritizing Second-Line Antiretroviral Drugs for Adults and Adolescents : a Public Health Approach Report of a WHO Working Group Meeting. World Health Organization HIV Department Geneva, Switzerland 21-22 May 2007.

Utilisation de critères immuno-cliniques comme stratégie de dépistage de l’échec au traitement ARV en zone décentralisée

Lors de la 16ème ICASA qui s’est tenue à Addis Abeba en décembre 2011, une présentation orale a été consacrée aux résultats d’une nouvelle étude cherchant à évaluer la valeur prédictive positive d’échec virologique d’un score immuno-clinique dans le contexte des pays à ressources limitées.

La charge virale dans le suivi des patients sous traitement

Le traitement ARV a pour objectif de maintenir la charge virale VIH indétectable afin de permettre la restauration progressive de l’immunité. Au cours de la prise en charge des patients séropositifs, deux examens biologiques sont plus particulièrement utiles au clinicien :

La coinfection tuberculose/VIH à la conférence ICASA 2011

Selon le dernier rapport de l’OMS en 20101WHO Report 2010, Global Tuberculosis control, le fardeau mondial de la tuberculose était estimé à 8.8 millions de nouveau cas annuels de toutes formes de tuberculose, dont 1.1 million de décès. La coinfection TB-VIH concernait 1.1 million de cas dont 350 000 décès demeurant plus qu’une question d’actualité.

La prise en charge de la cryptococcose chez les personnes infectées par le VIH

Même si les infections opportunistes compliquant le VIH, à ­l’exception de la tuberculose, sont à bien des titres des maladies négligées, un regain d’intérêt pour la cryptococcose est perceptible depuis quelques temps et a été manifeste lors de la 16ème ICASA d’Addis Abeba, puisque cette question était à l’honneur d’au moins deux sessions orales.

Circoncision, de l’essai randomisé au passage à l’échelle

Entre 2005 et 2007, trois grands essais randomisés1Auvert et al., 2005 ; Bailey et al., 2007 ; Gray et al., 2007. confirmaient l’effet protecteur de la circoncision masculine sur l’acquisition du VIH. En 2007, s’en suivaient les directives d’Onusida et de l’OMS appelant à la mise en œuvre de programme de circoncision masculine dans les pays à fort prévalence du VIH/sida et dans lesquels la circoncision masculine était peu répandue. Où en est-on depuis et quels sont les principaux enjeux du passage à l’échelle ?