La prévention comportementale en débat

«Prévention comportementale du VIH: est-ce que ça fonctionne, est-ce qu’on en a besoin et est-ce qu’on en veut?» Le titre de la conférence donnée par le professeur John de Wit1Directeur du National Centre in HIV Social Research et professeur à l’Université de New South Wales (Sydney, Australie) au Kremlin-Bicêtre le 24 septembre 2010 peut sembler provocateur, mais soulève d’importantes questions alors que l’on s’interroge sur «l’échec de la prévention», en particulier dans les populations les plus touchées et alors que la prévention biomédicale, avec le Treatment as Prevention (TasP), suscite tant d’enthousiasme. 

Les stratégies de dépistage du VIH en France : modélisation

Un travail de modélisation, dont les résultats ont été publiés dans PloS One, montre qu’un dépistage proposé une fois à l’ensemble de la population française de 15 à 70 ans apparaît médicalement et économiquement pertinent. Dans les sous-populations où le risque de transmission du VIH est accru, la proposition d’un dépistage répété annuellement est médicalement justifiée et coût-efficace.

PrimInject : une enquête sur la première injection

L’ Inpes lance PrimInject, une enquête sur les contextes des premières injections de drogue, en particulier chez les jeunes de moins de trente ans. Cette enquête, accessible en ligne sur le site www.shoot-premierefois.com, comprend deux volets, quantitatif et qualitatif, et se déroulera du 1er octobre au 31 décembre 2010. L’objectif de cet état des lieux est de permettre à l’Inpes de développer des outils et des programmes de prévention de l’injection et de réduction des risques, notamment ceux liés à l’hépatite C.

Inauguration du centre Solidarité Info Santé Afrique à Dakar

Mardi 28 septembre a eu lieu au Sénégal le lancement officiel de SIS Afrique, le premier centre de ressources régional dédié à la relation d’aide distance (RAD). Ce projet, créé au début de l’année 2010 par Sida Info Service, AfriCASO et le Centre de traitement ambulatoire(CTA)/OPALS Sénégal-CHN  de Fann, a été lancé sous l’égide de l’Onusida.

Une majorité de HSH américains en faveur de la pénalisation de la transmission

Selon une étude parue dans AIDS Care, deux tiers des hommes américains ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) pensent qu’il devrait être illégal pour un séropositif d’avoir des rapports sexuels anaux non protégés sans dévoiler son statut sérologique. Une position partagée par 65% des 1725 participants à l’étude, contre 23% qui pensent que ça ne doit pas être illégal.

Solidarité internationale : les Français se sentent concernés

Deux personnes sur trois considèrent que la France doit venir en aide aux pays à ressources limitées, en particulier pour lutter contre les maladies graves, révèle une étude du Crédoc. 43% de la population se disent prêts à payer plus de taxes directement affectées à cet objectif. Dans un contexte de crise économique, les Français n’oublient pas la solidarité internationale.

Le dépistage à l’IAC 2010

Le dépistage du VIH a pris une place importante lors du congrès de l’IAC 2010 à Vienne en faisant l’objet de plus 700 communications, orales ou sous forme de posters. Dans nombre de communications, que ce soit dans les stratégies de passage à l’échelle pour l’accès au traitement ou dans les modélisations sur l’impact des stratégies «Test and Treat» , l’accessibilité et le recours au dépistage sont présentés comme des variables cruciales.

Ruptures de suivi médical en milieu africain: L’exemple de Kayes (Mali)

En matière de recherche sur les personnes sous traitement antirétroviral «perdues de vue», les enquêtes qualitatives demeurent l’exception. Menée à Kayes, au Mali, cette étude met en évidence que les logiques sous-jacentes aux ruptures de suivi sont à rechercher à trois niveaux : au niveau individuel, au niveau de la relation de soin et à celui de la structure de prise en charge.

Le Cameroun à l’heure de la décentralisation

L’ouvrage Accès décentralisé au traitement du VIH/sida, Evaluation de l’expérience camerounaise (PDF, 4Mo) publié par l’ANRS offre une information large, croisée et validée sur la décentralisation de l’accès au traitement au Cameroun, indispensable face aux défis liés aux nouvelles recommandations.