Rome 2011 : La conférence de l’IAS sur le web
La conférence de l’IAS 2011, que se tenait à Rome du 17 au 20 juillet, vient de s’achever. Revue de web.
La conférence de l’IAS 2011, que se tenait à Rome du 17 au 20 juillet, vient de s’achever. Revue de web.
Suite aux résultats extrêmement encourageants de l’étude HPTN 052, l’IAS a organisé une session spéciale autour de la prévention biomédicale pendant cette conférence de Rome 2011. Avec une transmission réduite de 96% dans certains cas, le TasP, pour Treatment as prevention, ne peut plus être ignoré.
Quelques jours avant le début de la conférence, deux études américaines confirmaient l’intérêt de la Prophylaxie pré-exposition (PrEP), dans la prévention de la transmission du VIH dans les couples homme-femme.
L’hydroxichloroquine, un anti-inflammatoire connu, pourrait entraîner une diminution des marqueurs d’inflammation et d’activation, associée à une augmentation significative des CD4 en pourcentage chez certaines personnes vivant avec le VIH. Un sujet central de l’IAS 2011, qui se tient en ce moment à Rome.
L’infection par le VIH provoque, entre autres méfaits, un dérèglement de la balance immunitaire au niveau du tube digestif qui favorise les passages bactériens dans la circulation sanguine. Dans quelle mesure cette « translocation bactérienne » participe-t-elle à l’hyperactivation immunitaire observée au cours de l’infection ? Quels sont les marqueurs utilisables pour la dépister et les éventuelles pistes thérapeutiques?
Revue de cinq études importantes sur les liens entre l’inflammation liée au VIH, les complications métaboliques (diabète, troubles neuro-cognitifs…) et les causes de décès.
Quelle est l’importance des insuffisances en vitamine D chez les personnes vivant avec le VIH ? La dernière CROI apportait des éléments sur les causes, les facteurs de protection et les conséquences, et les résultats de la toute première étude de supplémentation.
Loin de disparaître avec les récents progrès dans la lutte contre l’épidémie, le phénomène révisionniste concernant des doutes sur les origines du sida, ou plus simplement la négation de l’origine virale de cette maladie qui a pourtant fait 30 millions de morts en 30 ans, a paradoxalement trouvé un nouvel essor ces dernières années sur le net. Parfois, il s’agit d’idéologie, de délires scientistes ou parfois, de prétendus «traitements alternatifs» du sida. Un sujet particulièrement d’actualité à l’heure où la MIVILUDES a fait un gros plan sur les magouillothérapeutes du cancer.
VIH, édition 2011, huitième de cet ouvrage de référence, vient de paraître, vingt ans après la première. Elle accorde une place plus importante aux co-infections VIH/hépatite C et VIH/hépatite B, à la gestion des traitements antirétroviraux et de leurs effets secondaires, aux caractéristiques et à la prise en charge de l’infection à VIH dans les pays à ressources limitées ainsi qu’aux nouveaux paradigmes du dépistage et de la prévention, abordant la réduction des risques sexuels et la prévention positive.
Les travaux récents de l’équipe du Dr. Benkirane, publiés dans la revue Nature (Laguette, N. et al. SAMHD1 is the dendritic- and myeloid-cell-specific HIV-1 restriction factor counteracted by Vpx. Nature 25 May 2011 (doi: 10.1038/nature10117)), visaient à identifier le facteur de restriction opérant dans les cellules dendritiques et les rendant réfractaires à l’infection par le VIH-1.
La publication récente dans American Journal of Tropical Medicine and Hygiene1Downs, J.A., et al., Urogenital Schistosomiasis in Women of Reproductive Age in Tanzania’s Lake Victoria Region. Am J Trop Med Hyg, 2011. 84(3): p. 364-9. d’un papier rapportant une fois encore l’association fréquente de la bilharziose urinaire à la présence d’une infection par le VIH est l’occasion de lancer un coup de projecteur sur ce sujet. Et l’occasion de revenir sur un posisible co-facteur de la transmission du VIH en Afrique, chez l’homme comme chez la femme.
Une équipe italienne identifie, par séquençage haut débit, des antigènes de Chlamydia trachomatis producteurs d’anticorps, et montre que, chez des souris, diverses combinaisons de ces antigènes stimulent des lymphocytes T CD4+ multifonctionnels, ce qui constitue une avancée importante dans la recherche d’un vaccin contre les infections à chlamydia.
Eric Fleutelot est Directeur général adjoint international de Sidaction. Il réagit pour Vih.org à la dernière déclaration de l’Onu concernant le VIH/sida, alors que l’association publie justement son rapport d’activité 2010 des Programmes Internationaux.
«Evidemment, il faut se réjouir de la déclaration politique sur le VIH-sida adoptée par l’Assemblée générale des Nations-Unies le 10 juin dernier. Cette déclaration est en progrès par rapport aux précédentes, en ce qu’elle mentionne plus précisément les populations les plus exposées au VIH et les plus discriminées, comme les usagers de drogue ou les hommes homosexuels. C’est une déclaration ambitieuse puisqu’elle réitère l’objectif de l’accès universel à la prévention, aux soins et aux traitements, avec cette fois une échéance fixée à 2015.
Le 10 juin 2011 s’est achevée à New York, la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le sida. A cette occasion, la Déclaration politique sur le VIH/sida : Intensifier nos efforts pour éliminer le VIH/sida (PDF, 101Ko), adoptée, fixe des objectifs audacieux. Et forcément coûteux.
L’essai de phase I, mené par l’équipe du Dr Bomsel1Le Dr Irène Bomsel est directrice de recherche au CNRS, Institut Cochin, Université Paris Descartes, CNRS UMR8104 et Inserm U1016 auprès de 24 femmes séronégatives, confirme l’innocuité et l’immunogénicité d’un vaccin anti-VIH, dénommé MYM V101, dirigé contre l’antigène viral Gp41 et ciblant les muqueuses.
Le virus HPV (Human Papillomavirus) est responsable du cancer du col utérin et de l’anus. Plusieurs pays européens ont mis en place des protocoles nationaux de vaccination, ciblant pour la plupart la population féminine entre 11 et 17 ans. L’une des grandes questions actuelle est l’efficacité du vaccin quadrivalent chez les garçons et notamment les homosexuels.
Il y a 30 ans, deux ans avant l’identification du VIH, les premiers cas de malades du sida étaient signalés. En 2011, environ 34 millions de personnes vivent avec le VIH. Et de 25 à 33 millions en sont déjà mortes, malgré les énormes progrès réalisés.
Le 5 juin 1981, le Center for Disease Control d’Atlanta publiait son bulletin épidémiologique Mortality et Morbidity Weekly Report qui faisait état de cinq cas de pneumonie rare chez des homosexuels américains, fortement immunodéprimés. L’Onusida, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida, publie ce mois-ci un rapport consacré à ce triste anniversaire : Le sida 30 ans après : un tournant pour les nations.
L’éducation thérapeutique du patient (ETP) a été consacrée par la loi portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (HPST), qui l’inscrit dans le Code de la santé publique1Loi no 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires et en fait une activité de soins à part entière.
Une étude suisse, réalisée auprès de patients masculins, montre que, si 90% des hommes estiment souhaitable d’être interrogés par leur médecin généraliste à propos de leur vie sexuelle, seuls 40% d’entre eux ont pu aborder avec lui un sujet relatif à la sexualité en général, et moins de 20 % parler du nombre ou du genre de leurs partenaires sexuel(le)s.
Au moment où l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS) s’apprête à réintégrer l’Inserm, l’Immi ou l’Aviesan, l’affirmation de son autonomie rassure. Pour autant, les questions sur son fonctionnement et son évolution restent ouvertes.