Trans et VIH/IST : la fin de l’invisibilité ?

Depuis le début de l’épidémie de sida, les communautés trans sont les grandes oubliées des statistiques officielles sur le VIH et les IST à l’échelle internationale (Namaste, 2010). Pourtant les quelques enquêtes disponibles soulignent la très forte prévalence du VIH dans certains sous-groupes de cette population. En France, de nombreuses associations trans, soutenues par des acteurs de la lutte contre le sida, réclament de longue date une meilleure prise en compte de cette situation dans les études épidémiologiques et socio-comportementales. De ce fait, la revue critique réalisée par Alain Giami et Jonas Le Bail et publiée dans la Revue d’épidémiologie et de santé publique (en anglais) doit être saluée, car elle constitue une ressource de tout premier ordre sur les questions « trans et VIH ».

Pénétration des antirétroviraux dans les sanctuaires et réservoirs : leçons des CROI 2010 et 2011

Malgré son intérêt, notre connaissance de la diffusion des antirétroviraux (ARV) dans les compartiments sanctuaires, comme le système nerveux central, les tractus génitaux et le tissu rectal, est encore balbutiante. Bilan des éclaircissements apportés par les deux dernières CROI sur la diffusion de molécules récentes, maraviroc, darunavir, étravirine et raltégravir. 

Cancer et VIH : une question d’actualité

Depuis l’étude OncoVIH, cette thématique, entre autre du fait du vieillissement de la population des personnes vivant avec le VIH, fait l’objet de nombreuses études internationales sur les facteurs de risque de survenue, le dépistage précoce, la prise en charge, le traitement… La CROI 2011 n’a pas dérogé à la règle.

L’hépatite delta aggrave la mortalité des personnes co-infectées VIH/VHB

La présence d’une hépatite delta, chez des personnes vivant avec le VIH atteintes d’hépatite virale chronique B, est associée à un risque accru de la mortalité spécifique liée à l’atteinte hépatique mais également de la mortalité globale. C’est ce que montre pour la première fois une analyse de la cohorte EuroSIDA, dont les résultats sont publiés dans l’édition avancée en ligne de la revue AIDS. Les auteurs recommandent de rechercher le VHD chez tous les patients co-infectés par le VIH et le VHB.

Les médecins généralistes français face au dépistage du VIH

Selon le Baromètre santé médecins généralistes 2009 (PDF, 8,7 Mo), la pratique du dépistage VIH par les médecins généralistes repose encore largement sur le modèle qui a eu cours en France pendant vingt-cinq ans, c’est-à-dire fondé sur la demande de la personne et la notion d’exposition au risque. Et si les généralistes français prescrivent couramment une sérologie VIH, ils annoncent rarement une séropositivité.

Femmes enceintes n’ayant pas besoin d’antirétroviraux: les réponses de Primeva

Quelles stratégies de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME) adopter chez les femmes enceintes séropositives ne nécessitant pas un traitement pour elles-mêmes? Peut-on réduire le nombre de molécules? L’essai PRIMEVA, présenté à la CROI 2011, apporte des réponses à de nombreuses questions.

PTME: Un risque d’accouchement prématuré avec les antiprotéases?

Une étude randomisée (pdf, 142Ko), réalisée au Botswana, montre que, chez la femme enceinte, un traitement antirétroviral (ARV) comprenant un inhibiteur de protéase augmente le risque d’accouchement prématuré, par rapport à un traitement ne comprenant que des analogues nucléosidiques. Mais il n’augmente pas les hospitalisations ou la mortalité chez les nourrissons. Les résultats viennent d’en être publiés dans le Journal of Infectious Diseases (article en accès libre).

Découverte de séropositivité maternelle à l’accouchement: Comment traiter l’enfant?

Est-il encore temps, en cas de dépistage maternel positif au moment de l’accouchement, de réduire le taux de transmission du VIH en traitant le nouveau né? Et quel est le type de régime antirétroviral le plus efficace ? La présentation orale, en late-breaker à la CROI 2011, de l’étude HPTN 040/PACTG 1043 faisait le point.

Vivre avec le VHC : des dépliants pour gérer les effets indésirables

L’association SOS hépatites a édité une série de huit dépliants, destinés aux personnes ayant une hépatite chronique virale C. Pratiques, ils passent en revue les principaux effets indésirables des traitements antiviraux et fournissent des astuces pour les éviter ou les soulager et préserver ainsi son bien-être.

De la théorie de l’inflammation à de nouvelles stratégies thérapeutiques

L’hydroxichloroquine, un anti-inflammatoire connu, pourrait entraîner une diminution des marqueurs d’inflammation et d’activation, associée à une augmentation significative des CD4 en pourcentage chez certaines personnes vivant avec le VIH. Un sujet central de l’IAS 2011, qui se tient en ce moment à Rome.

Infection par le VIH et translocation bactérienne: quelles nouvelles ?

L’infection par le VIH provoque, entre autres méfaits, un dérèglement de la balance immunitaire au niveau du tube digestif qui favorise les passages bactériens dans la circulation sanguine. Dans quelle mesure cette « translocation bactérienne » participe-t-elle à l’hyperactivation immunitaire observée au cours de l’infection ? Quels sont les marqueurs utilisables pour la dépister et les éventuelles pistes thérapeutiques?