AFRAVIH 2016 : Echanger en français autour du VIH et des hépatites

L’AFRAVIH revient pour sa 8ème Conférence Internationale Francophone de lutte contre le VIH et les hépatites à Bruxelles du 20 au 23 avril 2016. Vih.org est sur place et couvre l’événement en partenariat avec la Lettre de l’Infectiologue

Publié le 21 Avril 2016 par

Ce 8ème colloque francophone fera, comme les années précédentes une large place aux débats entre tous, acteurs de terrain, médecins, soignants, associatifs, chercheurs, en particulier grâce à notre programme de bourses, réalisé avec nos partenaires, associations et fondations, qui permet à de nombreux professionnels, qui travaillent dans des pays du Sud ou à ressources limitées, de venir présenter leurs travaux.

S’adressant à 274 millions de personne dans 80 pays, la conférence francophone s’est élargie aux hépatites, et même à l’ébola, qui comme l’a rappelé Christine Katlama «joue l’air de la chronicité».

Dans son discours d’ouverture, la présidente de l’AFRAVIH a d’ailleurs appelé à une changement des mentalités autour des traitements et de la prévention, et en particulier au sujet de la Prep : «Nous rêvions d’un vaccin protecteur, nous avons une pilule protectrice; pourquoi se priver d’un mode de prévention efficace à plus de 80%.»

Un point de vue également porté par les activistes sida présent, et en particulier Coaliton PLUS : A travers son initiative «PrEParons un monde sans sida», l’association appelle tous les Etats à autoriser la PrEP et à mobiliser les investissements financiers nécessaires pour un monde sans sida d’ici 2030.

«Nous exigeons que la PrEP soit disponible au Nord comme au Sud, pour toutes les personnes qui sans cet outil risquent d’être contaminées par le virus», demande ainsi sa présidente, Hakima Himmich. «A l’automne prochain, les Etats développés devront annoncer leur contribution au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme: une occasion unique pour augmenter les investissements financiers internationaux et permettre, en plus de l’accessibilité aux traitements, la mise en place de dispositifs de prévention dont la PrEP fait partie.»

Hépatite C à Montréal : une explosion inquiétante de VHC chez les HSH ?

L’objectif de cette étude était d’évaluer les changements épidémiologiques du VHC à Montréal. Tous les patients suivis à la clinique médicale l’Actuel (le plus grand centre extra-hospitalier de traitement du VIH et des hépatites à Montréal) ont été inclus dans cette étude rétrospective.  Au total, 1 984 patients infectés par une hépatite virale (A, B, C, D ou E) ont été inclus dans la cohorte HEPVIRAC (dont 84 % - 1 662 infectés par le VHC). 

Publié le 23 Avril 2016 par

L'évolution des principaux facteurs de risque figure dans le tableau ci-dessous.

Caractéristiques des patients – facteurs de risque

Depuis 2007, il a été observé une baisse de la proportion d’UDI et une augmentation des cas transmis sexuellement. Les déterminants de la transmission sexuelle de l'hépatite C figurent dans le tableau ci-dessous.

Les déterminants de la transmission sexuelle de l’hépatite C

Pour l'auteur, les causes possibles de l’augmentation de la transmission sexuelle sont :

  1. l’usage du cristal meth (son utilisation a quasiment doublé depuis 2007, 9,8 % en 2007 vs. 18,7 % en 2014);
  2. l’augmentation des IST et la diminution de l’usage du condom (en 2009, 16 % des cas avaient un diagnostic d’IST concomitante → 71 % en 2012; p=0,02).

Au total, les cas de transmission sexuelle du VHC sont en augmentation à Montréal. Si le principal facteur de risque pour l’hépatite C demeure l’usage de drogue injectable, le portrait épidémiologique du VHC semble changer : tendance à la hausse de la transmission sexuelle de l’hépatite C et ce, uniquement chez les HSH . Chez les HSH, les relations sexuelles non protégées, possiblement reliées à la consommation de crystal-meth, semblent dorénavant être le principal facteur de risque de l’infection au VHC. La transmission sexuelle de l’hépatite C ne ne se limite toutefois pas aux patients co-infectés par le VIH.

(Trottier B et al., abstract S16.01)

La lettre de l'Infectiologue et Vih.org s'associent pour couvrir l’AFRAVIH 2016.

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