Les chiffres très récents de la PrEP – jusqu’en juin 2022 – mettent en évidence une reprise soutenue de son utilisation en France après le coup d’arrêt de 2020 et une forte augmentation de sa prescription en ville. Néanmoins, sa diffusion à toutes les catégories de population exposées face au VIH reste encore limitée et de larges marges existent pour que de nouveaux publics en bénéficient.
La plénière inaugurale du congrès annuel de la Société française de lutte contre le sida (SFLS) était consacrée aux inégalités en santé liées au genre.
Après DOXYPEP, les résultats de l’étude ANRS 174 DoxyVAC confirment l’intérêt de la prise de doxycycline après un rapport sexuel pour faire baisser le risque d’infections sexuellement transmissibles (IST) bactériennes.
La prise en charge médicale des malades du covid-19 a également évolué, comme l’a rappelé Maya Hites, infectiologue à l’hôpital universitaire Erasme de Bruxelles, qui faisait le point sur l’efficacité des traitements anti-covid-19 lors d’un point presse de l’ANRS MIE le 6 octobre dernier : «Nous disposons aujourd’hui d’un arsenal thérapeutique beaucoup plus grand que le début de la pandémie.»
La PrEP ou prophylaxie pré-exposition est un traitement préventif qui consiste en la prise de Truvada® (ou de ses génériques), médicament contre le VIH, pour prévenir l’infection par le virus. Après la démonstration de son efficacité dans les essais thérapeutiques, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les experts français ont recommandé la PrEP pour des personnes très exposées au VIH. La PrEP est prise en charge à 100% en France.