Les femmes dans les essais cliniques: des situations différentes au Nord et au Sud, des changements indispensables partout

Depuis quelques années Act Up et le Collectif Interassociatif «Femmes et VIH» revendiquent que les femmes soient plus nombreuses parmi les participants à la recherche clinique, en particulier dans les essais thérapeutiques concernant les antirétroviraux, pour disposer de connaissances plus précises à leur égard. Pour cela, il faut «désagréger les données par sexe» et comparer les populations masculine et féminine soumises au même traitement, ce qui exige que les femmes soient en nombre suffisant dans les études cliniques. Or les femmes ne représentent que 20% des participants aux essais thérapeutiques pour les ARV en France.

L’impact du genre sur la stigmatisation et la discrimination des personnes vivant avec le VIH en Afrique

Quelles que soient les traditions et les cultures, on constate que le statut des hommes et des femmes dans les sociétés sont inégaux et que les rapports entre les sexes sont fondés sur des rapports de domination du masculin sur le féminin. Non seulement la propagation du VIH se nourrit de ces inégalités de genre mais elle contribue souvent à les renforcer.

Prise en compte du sexe social dans les interventions en Afrique subsaharienne

La prise en compte des différentes composantes du sexe social (ou genre) dans le cadre d’une approche sexospécifique et non plus sexodiscriminante (basée uniquement sur le sexe biologique) est susceptible d’accroître l’efficacité des interventions et des politiques pour lutter contre le VIH/sida et de réduire le différentiel de santé hommes/femmes en Afrique subsaharienne.