AIDS 2016

La ville de Durban en Afrique du Sud accueille, du 18 au 22 juillet, la 21e Conférence internationale sur le sida, AIDS 2016. Près de 20 000 scientifiques, médecins, militant.e.s, mais aussi personnalités y sont attendus, afin de relancer les efforts contre l’épidémie, alors que les traitements n’ont jamais été si efficaces, et les malades jamais aussi nombreux.

C’est la deuxième fois que la ville accueille la conférence mondiale. Avec près de 6,4 millions de personnes vivant avec le VIH, le pays connaît la plus importante épidémie de VIH au monde, (13% des décès mondiaux liés au sida en 2013). De grands progrès ont été réalisés depuis cette première rencontre, en l’an 2000, lorsque le négationnisme du sida du président sud-africain Thabo Mbeki était responsable d’un accès limité aux médicaments antirétroviraux (ARV) et que les financements de la riposte au VIH ne représentaient qu’une petite partie ce qu’ils sont aujourd’hui : Près de 340 000 personnes bénéficient d’un traitement ARV.

Michel Sidibé, directeur de l’Onusida, se réjouit dans Libération des progrès effectués: «Qui aurait pu imaginer, il y a seize ans, lors du congrès de Durban de 2000, alors qu’il y avait seulement 1 million de personnes traitées, en majorité dans les pays du Nord, qu’aujourd’hui plus de 17 millions de personnes seraient sous traitement ? C’est un effort magnifique. On a même dépassé les objectifs du millénaire, en  doublant ainsi le nombre de personnes prises en charge en cinq ans. En plus, il y a ces situations extraordinaires, comme les infections chez l’enfant : dans 22 pays, on a réduit de plus de 60% les nouvelles infections. Et un nombre croissant de pays ont réussi à éliminer la transmission de la mère à l’enfant.»

Pourtant, le combat qui reste à mener sera difficile, sans une mobilisation extraordinaire: «C’est en matière de prévention que la situation est d’une grande fragilité. Chaque année, près d’1,9 million d’adultes sont infectés par le VIH, et depuis 201O, et ce chiffre ne baisse pas, voire dans certaines régions, il augmente», a explique Michel Sidibé. Le sida reste la première cause de mortalité chez les jeunes Africain.e.s âgé.e.s de 10 à 19 ans.; 75% de toutes les infections chez les adolescents entre 12 et 17 ans en Afrique concernent les jeunes filles.

Le VIH a provoqué le décès de plus de 35 millions de personnes, et qu’environ 78 millions de personnes ont été infectées par le virus depuis le début de l’épidémie. Rien n’est réglé, tout reste à faire.

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