Pierre Bergé, une grande figure de la lutte contre le sida, nous a quitté

Toutes celles et ceux qui, de près ou de loin, ont participé à la lutte contre le sida pleurent la mort de Pierre Bergé qui s’est éteint à 86 ans, le 8 septembre, à Saint-Rémy de Provence (Bouches du Rhône). L’heure n’est point au bilan d’une vie si riche qui, de 1930 à 2017,  s’est nourrit, bien au-delà de la lutte contre le sida, de la haute couture à l’art, du mécénat à l’engagement politique. L’heure est probablement plus aux souvenirs. Et à l’émotion.

Allègement thérapeutique: pas d’augmentation de l’excrétion virale génitale et de la charge virale résiduelle

L’impact de l’allègement thérapeutique sur le risque de transmission virale du VIH reste peu exploré. Une étude présentée par Laurent Hocqueloux a comparé dans une étude cas témoins l’excrétion virale génitale et la charge virale résiduelle chez les patients en allègement thérapeutique et chez ceux sous trithérapie.

Les inhibiteurs de PD-1 dans la lutte contre le cancer et les maladies infectieuses

Comme beaucoup de grandes découvertes, la protéine PD-1 (Programmed-death 1) a été découverte par hasard par des équipes japonaises en 1992 et ses fonctionnalités ont été décrites dans la décennie qui a suivi: il s’agit d’un régulateur «négatif» de la réponse immune, qui permet de freiner de façon efficace la réponse immune lorsqu’elle fonctionne à grande vitesse… Cela explique que le blocage de PD-1 dans un cadre thérapeutique est à risque d’induire des maladies auto-immunes. 

Le sida n’est pas terminé, moins encore le VIH; revue des phrases-clés de l’IAS 2017 qui illustrent cette non-fin

Difficile de se faire une idée entre craintes et espoirs, entre “cure” et traitement à vie, entre stigma et banalisation, entre prévention et traitement, entre PreP et vaccin, entre maladie chronique et crise aiguë, entre STR et dual therapy, entre multithérapie quotidienne et allègement, entre liberté individuelle et notification des partenaires, entre PrEP VIH et IST non VIH… Et de savoir si cette IAS 2017 nous offre quelque chose que l’on peut rapporter dans sa consultation, son laboratoire, son association, son équipe de recherche, ou dans sa vie avec le VIH. Même si l’on sait parfaitement que l’IAS est avant tout une tribune politique

Traiter tout le monde : comment y arriver, et peut-on se le permettre ?

L’introduction de cette session de commnucation orale libre, réalisée par la directrice intérimaire du Fonds Mondial, Marijke Wijnroks, a été un peu chahutée par les activistes, qui souhaitaient interpeller l’assemblée sur le fait que le Fonds Mondial n’intervenait pas ou plus dans les pays à revenus intermédiaires, où les besoins sont également très importants, et notamment au Vénézuela (où la situation semble être critique, les activistes vénézuéliens ayant déjà perturbé la plénière du matin pour dénoncer la « catastrophe sanitaire annoncée » en matière de santé en général  et de Sida en particulier dans leur pays).

Session plénière : Les facteurs de restriction du VIH

Les facteurs de restrictions sont des protéines antivirales naturelles limitant la multiplication virale. Elles inhibent directement ou indirectement certaines étapes de la multiplication virale, elles sont parfois constitutionnellement produites ou inductibles par l’Interféron, certaines sont assez spécifiques de virus particuliers et d’autres ont un large spectre, elles sont invariantes au sein d’un même individu, et elles évoluent rapidement (fortes différences inter-espèces). 

Efficacité de la PREP par TDF-FTC à la demande en cas de rapports sexuels peu (moins ?) fréquents

Lors de la phase randomisée de l’étude IPERGAY, la prise médiane de comprimés par les participants était de 15 cp/mois pour une médiane de 10 rapports sexuels par mois. L’objectif d’une sous étude était d’évaluer l’efficacité de la PrEP en cas de rapports sexuels moins fréquents et une prise moindre de TDF-FTC.

Revue systématique sur le dépistage de la tuberculose avec les 4 critères OMS

Depuis 2011, l’OMS recommande  la recherche de quatre symptômes (toux active, perte de poids, sueurs nocturnes et fièvre) pour exclure une tuberculose active (TB) avant le début d’un traitement préventif de la tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Cette étude est une revue systématique de la littérature pour évaluer la performance du dépistage d’une TB maladie chez les patients traités par antirétroviraux.

La résistance virale toujours d’actualité à l’IAS

Il n’y a pas que les associations de lutte contre le sida qui résistent… Il y a aussi le VIH! La question des mutations de résistance du VIH en filigrane de tous les débats sur les stratégies de traitement ARV dans cet IAS de Paris, 9e de l’histoire. Que ce soit en induction, en seconde ligne, en allègement, au Nord comme au Sud, en thérapeutique comme en préventif (PrEP). Avec le questionnement de la transmission croissante de souches résistantes dont la prévalence se compte désormais à deux chiffres dans nombre de pays. 

Pas d’augmentation du réservoir viral ou de l’inflammation résiduelle en cas d’allègement thérapeutique 4 jours par semaine dans l’étude ANRS162-4D

Il y a 1 an, les résultats d’efficacité virologique (96 % à S48) d’allègement thérapeutique par 4 jours consécutifs de traitement par semaine étaient présentés (étude ANRS162-4D). Un poster détaille ce jour l’impact de cet allègement sur les marqueurs de réservoir viral et de l’inflammation dans cette même étude.

ARV en injection: Cabotégravir plus rilpivirine, l’étude LATTE-2 à la 96e semaine

L’efficacité de l’association par voie orale, cabotégravir et rilpivirine (CAB + RPV) a été démontrée à S144 dans l’étude LATTE-1. Les données de LATTE-2 à S48 ont permis de mettre en place l’évaluation du schéma CAB long acting (LA) + RPV LA en intramusculaire toutes les 4 ou 8 semaines dans les études de phase III.