VIH en Île-de-France: Des territoires et des populations très inégalement touchés

Les chiffres de l’affection de longue durée (ALD) pour le VIH soulignent nettement l’existence de deux épidémies concentrées et différentes en Île-de-France. Une parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH) et l’autre parmi les personnes originaires de zones à forte endémie.

« Nous pouvons mettre fin à l’épidémie, si nous sommes tous ensemble ! »

La Conférence de Washington a été, au-delà de ses enjeux évidents –scientifiques, publics, sociétaux–, l’occasion de mettre en valeur la passation de pouvoir au sein de l’International AIDS Society (IAS), avec le discours plénier de sa nouvelle présidente, Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine. En voici une retranscription. 

Epidémies généralisées et concentrées : une épidémie peut en cacher une autre

Petit retour succinct sur les définitions utilisées par l’Onusida. Une épidémie est dite généralisée lorsque la prévalence du VIH (soit la proportion de personnes infectées par le VIH) dépasse 1% dans la population générale adulte (entendre le plus souvent 15-49 ans). Si, en revanche, la prévalence du VIH en population générale est inférieure à 1% mais dépasse 5% dans des sous-populations dites «vulnérables» (comme les professionnel(le)s du sexe (PS), les hommes ayant des rapports sexuels entre hommes (HSH) ou les usagers de drogues par voie intraveineuses (UDVI)), Onusida parle alors d’épidémie concentrée. Depuis 2006, le terme d’épidémie hyperendémique ou épidémie massive est également employé pour qualifier les épidémies d’Afrique australe où la prévalence dépasse les 15%.

La fin de l’épidémie en vue ? Les avis divergent

«Il est possible de changer la trajectoire de la pandémie» déclare le Dr Anthony Fauci, virologue américain, lors d’un entretien à l’AFP. Le Pr Jean-François Delfraissy estime pour sa part, dans une interview au journal Le Point, que «ce n’est pas pour demain» et redoute «que ces propos [ne] suscitent de faux espoirs».