Si le risque reste évalué comme faible pour la population générale, la pression environnementale exceptionnelle observée en 2025 justifie un renforcement de la vigilance à l’interface animal-humain.
Le changement climatique n’est plus une menace lointaine ou strictement environnementale: il agit déjà comme un puissant accélérateur biologique, redéfinissant les frontières sanitaires de l’Europe et exposant les populations à des risques infectieux qui, jusqu’à récemment, étaient associés aux seules zones tropicales. Les échanges scientifiques de la 15ᵉ journée «Climat et Santé», organisée par Météo et Climat le 10 décembre 2025 à Paris, ont permis de documenter avec précision les mécanismes qui sous-tendent cette transformation.
À l’occasion de la publication du livre blanc «Battant·es», Elodie Aïna, directrice de Vers Paris sans sida, et Christophe Martet, président de l’association, et reviennent sur les succès de la lutte contre le VIH en Île-de-France et dessinent les contours des défis à venir.
La Journée mondiale de lutte contre le VIH/sida du 1er décembre 2025 survient dans un moment de crise majeure qui met en péril l’objectif mondial d’élimination en 2030, surtout dans sa composante «zéro contamination». Le rapport annuel de l’Onusida s’intitule cette année «Sida, crise et pouvoir de transformation». On ne saurait plus à propos. En 2024, 40,8 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde, on recense 1,3 million de nouvelles infections et 9,2 millions de personnes n’ont toujours pas eu accès au traitement en dépit des progrès manifestes portés essentiellement par le PEPFAR et le Fonds Mondial de lutte contre le VIH mais aussi la tuberculose et la malaria.
L’épidémie de grippe aviaire hautement pathogène qui sévit actuellement au Cambodge et au Vietnam serait due à un virus réassortant, selon plusieurs études publiées récemment. La plupart des séquences virales semblent en effet appartenir à un virus produit par réassortiment génétique entre un ancien clade d’H5N1 circulant au Cambodge depuis 2014, le nouveau clade 2.3.4.4b qui circule à l’échelle mondiale et qui est responsable de nombreuses épizooties, et des virus de la grippe aviaire faiblement pathogènes.