Les résultats de l’étude DOXYPEP ont confirmé, à l’occasion de la conférence de Montréal en août 2022, l’intérêt de la prise de doxycycline après un rapport sexuel (PEP pour post-exposition) pour faire baisser le risque d’infections sexuellement transmissibles (IST) bactériennes, dans une population d’hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes et de femmes transgenres. A la CROI 2023, d’autres données sont venues compléter ces résultats.
Deux évènements ont marqué en filigrane la séance plénière d’ouverture, ce dimanche soir 19 Février 2023 comme la première journée de cette 30e CROI.
Après trois années de disette présentielle en tant que réunion entièrement virtuelle —constat partagé dans l’avion—, on n’en peut plus de la 2D et de la copie d’écran! On veut du vivace, de l’échange, du physique même distancié, même masqué (FFP2 exigé au congrés + pass vaccinal), on veut le conférencier non-US citizen qui ne comprend pas la question, on attend l’activiste de toutes les CROI avec sa question vécue et pointue, et Christine Katlama qui remet la France au centre dans une question sans fin.
La 30e conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI) se tient cette année du 19 au 22 février 2023, en personne, au nouveau Summit Convention Center à Seattle, Washington. Au programme, la dernière recherche autour du VIH, des hépatites et des infections sexuellement transmissibles, mais aussi autour de certains cancers et des maladies infectieuses. Sans oublier, bien sûr, ce qu’on appelle les maladies émergentes, telles que le Covid-19 et le mpox, anciennement connu en tant que variole du singe.
«Nous avons tous commencé à militer à partir d’émotions, de deuils, de colères, de rages, de dégoûts, face aux stigmates, à la violence de l’institution médicale quand elle ne nous ignorait pas complétement.» Daniel Defert, Congrès de Aides, Nantes, 2017.