Retour sur l’essai ANRS Ipergay (Intervention Préventive de l’Exposition aux Risques avec et pour les Gays), dont le but était de démontrer que la prophylaxie pré-exposition (Prep), dans un cadre de prévention combinée, peut permettre de réduire le risque d’infection par le VIH. Cet essai se distinguait par une offre «à la demande», uniquement au moment de l’exposition aux risques. Les derniers résultats montrent une réduction du risque de 86%.
Les principaux résultats de l’étude VOICE, qui n’avait pas réussi à montrer l’intérêt préventif de la Prep, viennent d’être publiés dans le New England Journal of Medicine (NEJM). L’échec de l’essai serait en fait dû en grande partie à une observance extrêmement faible chez les participantes; l’utilisation d’antirétroviraux (ARV) en prévention ne pouvant bien sûr être évaluée que si les médicaments sont effectivement utilisés.
En 2010, Médecins du Monde-France ouvre le premier programme pour les usagers de drogues en Afrique de l’est. Après une mission exploratoire en février de cette même année, qui s’est déroulée à la fois à Zanzibar et sur le continent, à Dar-es-Salaam, et qui a révélé une consommation d’héroïne en forte augmentation. La mise en place d’un projet est apparue comme une priorité.
Les neuroleptiques ne sont pas considérés, a priori, comme des substances susceptibles d’être détournées dans le cadre d’une addiction. Mais les antipsychotiques atypiques (APA) permettraient, chez certains patients, d’augmenter l’effet d’autres substances ou de contrôler les effets indésirables de certaines drogues.
Vancouver est aujourd’hui, dans le paysage de la lutte contre le VIH et le VHC, une figure emblématique de la RdR mais aussi du «test and treat», ce concept né dans le milieu des années 2000 et qui veut que plus on dépiste, plus on traite, mieux on informe sur la prévention, plus on maintien les personnes dans le système de soins, plus on contrôle les pratiques et les virémies, plus on diminue la circulation de ces deux virus.