Une session de l’EACS 2025, organisée par EuroTest (groupe européen qui vise à promouvoir un dépistage précoce du VIH), était consacrée au dépistage dans les services d’urgences en Europe.
Il n’aura pas échappé à certains d’entre nous combien il est difficile, pour cette année 2025, de s’y retrouver dans certaines recommandations vaccinales et les processus de diffusion des recommandations et campagnes des autorités de santé. Tant on y perçoit parfois de l’incohérence qui entraine inévitablement une certaine dose d’incompréhension.
Infobésité, désinformation, mésinformation, fake news, infodémie, etc., l’information relative à la santé est particulièrement touchée au travers des réseaux sociaux où la vérité scientifique ne suffit plus à convaincre. En résultent un affaiblissement de la parole scientifique et une fragmentation de la santé publique. Comment, dès lors, faire face pour transmettre des messages et atteindre les citoyens? C’est la question à laquelle ont tenté de répondre les intervenants du point presse organisé le 30 octobre par Yazdan Yazdanpanah, directeur de l’ANRS-MIE, agence qui s’est dotée d’un groupe de travail «infodémie».
Cet exercice complexe apporte des indicateurs radicalement nouveaux qui vont permettre aux acteurs et aux autorités de santé publique de mesurer ce qu’ils réussissent et ce vers quoi ils peuvent maintenant s’orienter pour continuer à infléchir le cours de l’épidémie.
La conférence scientifique de l’European AIDS clinical society (EACS) s’est tenue à Paris du 15 au 18 octobre 2025 et a réuni plus de 3 000 participants dans la capitale, dans un contexte international difficile pour une lutte contre le VIH/sida très impactée par les retraits américains.