Les premiers vaccins pan-sarbécovirus entrent en phase d’essais cliniques chez l’homme

Trois émergences de coronavirus en vingt ans, une pandémie mondiale, des variants qui échappent aux vaccins: la vaccinologie cherche désormais à concevoir des immunogènes capables de protéger contre l’ensemble des sarbécovirus, y compris ceux qui n’existent pas encore. Un premier candidat issu de cette stratégie, le GBP511, vient d’entrer en essai clinique de phase 1 en Australie, grâce à une approche dite mosaïque qui présente simultanément plusieurs domaines de liaison au récepteur issus de coronavirus distincts. Mais entre la démonstration de faisabilité et un vaccin universel opérationnel, les obstacles biologiques, immunologiques et cliniques restent nombreux.

Mpox: des écureuils de musée sur la piste du réservoir animal

En explorant les collections de musées d’histoire naturelle européens et américains, des chercheurs de l’Institut Pasteur et du Muséum national d’histoire naturelle ont identifié des écureuils arboricoles africains comme réservoirs probables du virus mpox et mis en évidence une coévolution entre le virus et ses hôtes. Mais la preuve directe manque encore.

Un vaccin unique contre Ebola, Marburg et Lassa ? Une piste prometteuse contre les fièvres hémorragiques

Dans plusieurs régions d’Afrique, les virus responsables de fièvres hémorragiques circulent simultanément et provoquent des épidémies difficiles à contenir. Des chercheurs viennent de tester chez l’animal un candidat vaccin capable de cibler à la fois trois virus majeurs : Ebola (souche Sudan), Marburg et Lassa. Les résultats, qui sont disponibles en preprint, suggèrent qu’une stratégie vaccinale multivalente pourrait offrir une protection large contre ces infections redoutées.

Détection précoce de la leptospirose : une avancée possible grâce aux protéines virulence-modifying (VMP) ?

La leptospirose demeure l’une des zoonoses les plus sous-diagnostiquées au monde, malgré une incidence annuelle estimée à plus d’un million de cas et 60 000 décès. Sa présentation clinique polymorphe, sa confusion fréquente avec d’autres fièvres tropicales et les limites des outils diagnostiques classiques contribuent à une sous-estimation massive de son fardeau. Une étude récente apporte cependant une possible avancée grâce à un diagnostic sérologique ultra-précoce basé sur la détection d’anticorps dirigés contre une famille récemment décrite de toxines secrétées par Leptospira, les virulence-modifying proteins (VMP).