Troisièmes lignes de traitement dans les Pays du Sud, des efforts à fournir par tous.

Organisé par Bristol-Myers Squibb et modéré par  le Pr Pierre Dellamonica (CHU de Nice, France) et le Dr Marcel Zannou (CHN de Cotonou, Bénin), le symposium « Place des troisièmes lignes de traitement dans les Pays du Sud » se plaçait dans le prolongement du colloque Nord/Sud, Rôles et responsabilités, tenu à Paris le 8 décembre 2009. De l’avis des participants, cette réunion avait permis une réflexion franche, prospective et concrète. Là encore, les organisateurs avaient pour ambition d’anticiper une problématique imminente en l’abordant tant sous l’angle clinique, virologique, qu’économique ou politique. 

L’impact du genre sur la stigmatisation et la discrimination des personnes vivant avec le VIH en Afrique

Quelles que soient les traditions et les cultures, on constate que le statut des hommes et des femmes dans les sociétés sont inégaux et que les rapports entre les sexes sont fondés sur des rapports de domination du masculin sur le féminin. Non seulement la propagation du VIH se nourrit de ces inégalités de genre mais elle contribue souvent à les renforcer.

Casablanca 2010: Le traitement comme prévention au coeur des débats

A l’occasion de la 5e conférence francophone VIH/sida, Bernard Hirschel vient en terre marocaine avec les trop rares études qui posent les bases du TASP (Traitement AS Prevention) (Castilla, Quinn, Attia …) en y ajoutant les différentes modélisations apparues jusqu’à la dernière CROI de 2010. Avec cette assertion qui fera sans doute avancer un peu le débat : «tous les modèles sont faux mais certains sont utiles … Trêves de modèles, il nous faut des études et des données!»

Les cours de pré-conférence de l’Afravih

A la veille de la conférence à proprement parlé, l’Afravih a organisé le dimanche 28 mars une session de cours en pré-conférence. Cet enseignement s’adressait aux médecins et professionnels de santé désireux d’approfondir leurs connaissances. Retrouvez ici les présentations des intervenants, à consulter en ligne ou à télécharger, au format PDF.

«Nous voulons des médicaments pour tous»

Après une introduction de Madame la ministre de la Santé du Royaume du Maroc, la présidente de la conférence, la professeur Hakima Himmich s’est félicitée de l’engagement au plus haut niveau dans le pays. Dans un discours passionné et souvent touchant, elle a plaidé entre autre pour l’accès universel aux médicaments: «Nous voulons des médicaments pour tous», a-t-elle déclaré. 

Nouvelles recommandations OMS: Un grand pas en avant? Ou un défi impossible à relever?

L’Organisation Mondiale de la Santé a publié de nouvelles recommandations (OMS) a révisé en décembre 2009 ses recommandations pour la prévention de la transmission mère enfant et le traitement antirétroviral. Ces nouvelles recommandations sont le fruit d’un processus complexe, durant lequel une attention particulière a été portée sur le support par l’évidence scientifique de toute nouvelle recommandation.

Co-infection : Des progrès indéniables, des obstacles nombreux

Environ 25% des personnes infectées par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) sont co-infectées par le virus de l’hépatite C (VHC)1Larsen C, Pialoux G, Salmon D, et al. Prevalence of hepatitis C and hepatitis B infection in the HIV-infected population of France, 2004. Euro Surveill 2008;13. De nombreuses études ont montré que l’infection par le VIH aggrave le pronostic de l’infection par le VHC, avec une progression deux fois plus rapide de la fibrose et donc du risque de cirrhose et, en cas de cirrhose, un risque d’évolution vers la cirrhose décompensée environ 5 fois supérieur 2Graham C, Baden L, Yu E, et al. Influence of human immunodeficiency virus infection on the course of hepatitis C virus infection: a meta-analysis. Clin Infect Dis 2001;33:562-569, 3Thein HH, Yi Q, Dore GJ and Krahn MD. Natural history of hepatitis C virus infection in HIV-infected individuals and the impact of HIV in the era of highly active antiretroviral therapy: a meta-analysis. Aids 2008;22:1979-91. Dans les 10 à 15 ans suivant l’infection par le VHC, 25% des patients co-infectés VIH vont développer une cirrhose contre 2 à 6% des patients non infectés par le VIH, en l’absence de prise en charge spécifique.